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Continuer la lectureNatixis Partners accompagne le fonds Ekkio dans la cession d’un acteur de la santé
La banque d’affaires a été mandatée par l’investisseur pour trouver un acquéreur à une participation qu’il détient depuis 2017.
Nettoyer, décontaminer et stériliser les instruments chirurgicaux… Particulièrement critique, la tâche est très encadrée par les normes pour les établissements de santé. Si ces derniers réalisent souvent eux-mêmes le travail en interne, il est parfois assuré par des entreprises externes. Le fonds Ekkio avait ainsi parié en 2017 sur Apperton, le principal acteur de ce métier. L’investisseur estimait que la PME basée près de Grenoble avait un boulevard devant elle et que les hôpitaux et cliniques avaient plus intérêt à recourir à des prestataires pour des raisons budgétaires et pour pallier l’absentéisme du personnel, fréquent sur ces tâches. Aujourd’hui, le poids de ces sous-traitants n’a toutefois pas dépassé les 10 % du marché, bien moins qu’au Royaume-Uni ou l’Italie… Mais Ekkio espère convaincre un autre investisseur de prendre sa suite chez Apperton au bout de huit ans au capital - une période de détention longue dans le private equity, où la norme est plutôt de trois à cinq ans. Selon nos informations, l’actionnaire va lancer un processus de vente en seconde partie d’année. Et il s’y prépare en compagnie de la banque d’affaires Natixis Partners. L’idée serait plutôt de faire entrer un nouvel investisseur, et non de monter un rachat par une autre entreprise.
Les origines d’Apperton sont à aller chercher du côté de chez Dalkia. En 2001, le roi des réseaux de chaleur - alors filiale de Vivendi Environnement - complète ses services destinés aux établissements de santé en créant une entité dédiée à la stérilisation d’instruments médicaux, qu’il a baptisée Sterience. Cette dernière va se retrouver totalement noyée dans sa maison mère (qui passe entre-temps dans l’orbite d’EDF). Et cela créera un terrain propice à un rachat par un fonds d’investissement, généralement à l’affût de ce genre de situations. Ekkio flaire la bonne affaire et acquiert Sterience, qui ne faisait que 20 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016, à Dalkia. Le financier va vite étoffer sa participation en l’encourageant à racheter Vanguard Medical Services France (5 millions de ventes), filiale de l’allemand Vanguard. Il s’empare aussi du centre de stérilisation central du groupe de cliniques Ramsay. C’est à ce moment qu’il va prendre le nom d’Apperton. D’autres petits rachats vont suivre, à l’instar d’Altek, spécialisé dans la réparation d’instruments, ainsi que l’ouverture de centres de stérilisation.
Le groupe compte aujourd’hui une vingtaine d’unités centrales multiclients ou localisées dans de gros établissements de santé, dont une partie en Espagne. Le chiffre d’affaires reste proche des 30 millions d’euros pour un Ebitda qui serait de l’ordre de 5 millions d’euros. Un développement auprès d’autres clients que les cliniques et hôpitaux, comme les cabinets vétérinaires et dentaires, est évoqué comme relais de croissance potentiel pour les prochaines années.