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Continuer la lectureMaison Mulot à vendre, Publicis Consultants en forme, RCC chez Novartis... les télex de l’Informé
Les dernières brèves exclusives de la rédaction.
Publié : 08/07/2025 à 17:45 - Mis à jour : 08/07/2025 à 18:30
► Boulangerie. Maison Mulot, une boulangerie historique installée dans la très chic rue de Seine dans le 6e arrondissement de Paris est en difficulté et cherche des repreneurs. Malgré un chiffre d’affaires de 3,53 millions d’euros en 2023, elle a accusé des pertes de près de 300 000 euros. Cette maison qui jouit d’une bonne image, mais dont le plan de continuation s’est soldé par un échec fait l’objet de plusieurs offres dont celle de l’entrepreneur Benjamin Patou. Ce dernier a récemment cédé à l’homme d’affaires Walter Butler l’essentiel des parts de son groupe de restauration Moma. Et il semble visiblement désireux de continuer à investir dans la restauration et l’alimentation. Il vient en effet d’offrir 150 000 euros pour reprendre la boulangerie et son atelier/laboratoire situé à Pantin (Seine-Saint-Denis), ainsi que 50 à 70 % de la quarantaine de salariés de la société. La feuille de route de Benjamin Patou prévoit de renforcer l’attractivité de l’établissement et son positionnement sur le segment premium. Mais il n’est pas seul à s’intéresser à Maison Mulot. D’autres pros de la restauration ont déposé un dossier. C’est le cas de la famille Moisset. Possédant trois brasseries dans Paris, elle propose 500 000 euros, la reprise de tous les salariés, et vise l’installation d’un salon de thé dans les locaux. Le boulanger Pierre Trang, qui a ouvert 3 établissements en deux ans, ambitionne de continuer sur sa lancée en reprenant uniquement les locaux parisiens et 8 employés pour 250 000 euros. Antoine Grimbert, un entrepreneur dans la boulangerie lorgne les locaux rue de Seine, avec 12 reprises de contrat de travail, le tout pour 50 000 euros. Enfin, Evi Evane, groupe familial centré autour de la gastronomie grecque (un restaurant, cinq boutiques traiteur, un service traiteur événementiel) propose précisément 150 002 euros pour reprendre tous les locaux et 6 postes, ce qui lui permettrait de renforcer et diversifier ses activités dans la boulangerie. M.L.
► Communication. Les vents sont décidément favorables à Publicis Consultants. L’agence vient tout juste d’être consacrée par le classement VcomV des 10 agences d’influence qui conseillent le CAC 40. C’est la deuxième fois consécutive que la boutique de Clément Léonarduzzi occupe la première place du benchmark bi annuel réalisé par Vincent de la Vaissière. Ses concurrents Taddeo et Plead occupant respectivement la deuxième et troisième marche du podium. Le rapport de VcomV a relevé le riche portefeuille de clients de l’agence, qui conseille notamment Orange, l’Oréal, LVMH ou encore Total Énergies, sa modernité ainsi que son efficacité en termes de communication de crise. Publicis Consultants est une machine qui rapporte : selon nos informations, la filiale du groupe d’Arthur Sadoun vient de voir son chiffre d’affaires augmenter de plus de 9 %, passant de 32,4 millions d’euros en 2023 à 35,4 millions d’euros en 2024. Et ses bénéfices ont eux aussi fait un bond. Ils s’établissaient à 2,3 millions d’euros en 2024 contre 1,7 l’année précédente. Des résultats en constante progression depuis 2021. N.M.
► Industrie pharmaceutique. Novartis France prépare un plan de départs volontaires ciblant une partie des équipes de son siège de Rueil-Malmaison, en région parisienne. Il va s’opérer via un dispositif de rupture conventionnelle collective (RCC), avec la suppression de 161 postes touchant les métiers liés aux domaines de l’ophtalmologie et de la division Cardiologie / Rénale / Métabolique. Dans le détail, sur un effectif d’un peu moins de 1 000 personnes, 122 départs volontaires sont prévus au maximum, auxquels va s’ajouter la suppression de 39 postes actuellement vacants. L’optimisation de l’organisation de Novartis France guide ce plan, avec une volonté de réduire la voilure sur ces métiers qui sont, selon des déclarations faites en interne, « désormais en sureffectif » par rapport « à la réalité du portefeuille de produits à promouvoir ». Jusqu’ici, des personnels ont déjà été réaffectés en interne vers d’autres domaines de compétence. Mais la dynamique actuelle et le nombre de postes ouverts ne permettent pas d’en absorber la totalité selon la direction, d’où la RCC. L’entreprise nous a précisé être confrontée, dans deux de ses six aires thérapeutiques (Cardiologie / Rénale / Métabolique et Ophtalmologie) « à une absence de nouveaux médicaments pour remplacer ceux actuellement promus, qui sont soit au bout de leur cycle de vie, soit réalisent un chiffre d’affaires ne permettant pas le maintien des effectifs actuels ». En parallèle, Novartis indique « faire face à un environnement complexe et une pression fiscale en forte hausse qui impose d’adapter en continu les organisations tout en continuant de servir au mieux les salariés, les patients et le système de santé français ». Mais souligne rester « déterminé à maintenir sa présence et son investissement en France ». Il y a quelques semaines, le groupe pharmaceutique avait déjà officialisé une vague de départs concernant cette fois son site de production d’Huningue, en Alsace, avec le passage progressif de 731 emplois à temps plein à 600 d’ici fin 2027, sans aucun licenciement contraint (via le non-renouvellement des missions temporaires, les départs en retraite et départs volontaires). « Novartis dégraisse fortement son effectif en France, soulignait pour sa part Eric Boulier, porte-parole de l’intersyndicale d’Huningue, dans la presse régionale récemment. Pourquoi ? Parce que la France rembourse de moins en moins bien les médicaments. Et donc les salariés, malheureusement, sont une variable d’ajustement ». M.L.
Par Morgan Leclerc et Noah Moulinet