Santé

Comment Archimed a devancé PAI et CVC pour s’offrir Stago

Offre professionnelle

Le fonds lyonnais présidé par Denis Ribon (ex-3i) s’allie à un investisseur canadien pour s’offrir le spécialiste de l’hémostase.

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Malgré ses performances financières en demi-teinte, Stago a finalement trouvé preneur. Et c’est une vraie surprise puisque le spécialiste de l’hémostase va faire affaire avec Archimed, allié pour l’occasion avec la Caisse des dépôts et placements du Québec (CDPQ). Cette union, tenue secrète jusque dans la dernière ligne droite de l’enchère organisée par Rothschild & Co et Moelis & Company, est ainsi parvenue à déjouer les pronostics.

Pour beaucoup, le fonds d’origine lyonnaise présidé par Denis Ribon et conseillé ici par Lazard n’avait pas les moyens de ses ambitions, en dépit d’un véhicule de 3,5 milliards d’euros levé deux ans plus tôt. Mais en s’unissant à l’investisseur québecois, il a été en mesure de déposer une offre ferme à 1,1 milliard d’euros a appris l’Informé. Le financement de ce LBO devrait d’ailleurs reposer sur une dette apportée par les britanniques Hayfin et ICG.

En face, PAI Partners et CVC, respectivement conseillés par Goldman Sachs/Wil Partners et JPMorgan, avaient fini par unir leurs forces pour rendre encore plus évidente la candidature de ces deux mastodontes de l’investissement. Mais selon nos sources, leur offre - de prime abord proche de 800 millions d’euros - était composée de plusieurs mécanismes de complément de prix conditionnés à la performance de l’entreprise francilienne, ainsi que d’un crédit-vendeur. Un montage qui aurait pu faire grimper de plusieurs centaines de millions d’euros la valorisation de l’entreprise. Mais l’incertitude planant sur le respect de ces conditions financières a certainement fait douter Lionel Viret, le propriétaire et actuel dirigeant de Stago, 89e fortune de France selon Challenges.

Le prix payé pour mettre la main sur le champion des équipements pour le diagnostic des troubles de la coagulation est toutefois moindre qu’attendu. Le chiffre de 2 milliards avait un temps circulé dans le marché, avant de tomber aux oubliettes après la remise des offres de premier tour de l’enchère (où Advent International concourait encore). La stagnation de l’excédent brut de l’entreprise ces dernières années - lequel pourrait approcher les 130 millions d’euros en 2025 - a contraint Lionel Viret à être moins gourmand.

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