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Santé

Archimed prend le contrôle de Rivadis, l’influenceuse Esther Sitbon soupçonnée de fraude fiscale… les télex de l’Informé

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Publié : 08/09/2025 à 09:38 - Mis à jour : 09/09/2025 à 21:43

Rivadis livre des produits de soin aux maternités.
Rivadis livre des produits de soin aux maternités. hedgehog94 - stock.adobe.com

► Cosmétiques. Le fonds de private equity Archimed finalise la prise de contrôle de Rivadis, une PME basée à Nantes qui commercialise des cosmétiques et des produits d’hygiène. Pour mener à bien cette opération, il utilise l’un de ses véhicules dédié aux petites opérations (« small caps »). Cet investisseur spécialisé dans la santé va ainsi prendre possession d’une entreprise qui, notamment avec ses marques Rivadouce et Milton, vend des soins pour la peau, des savons ou des lotions désinfectantes à la fois à des professionnels de santé (maternités, hôpitaux, Ehpad), ainsi qu’au grand public. L’entreprise, jusqu’ici propriété de la famille Lainé, s’était mise en quête d’un nouvel actionnaire avec l’aide de la banque d’affaires Adviso Partners. Selon nos informations, son chiffre d’affaires s’élèverait à une quarantaine de millions pour une marge d’Ebitda de l’ordre de 10 %. Contacté par l’Informé, Archimed n’a pas souhaité commenter cette opération. X.D.

► Influence. L’affaire a fait grand bruit sur les réseaux cet été. Dans une décision de la Cour d’Appel de Paris en date du 30 juillet dernier, notamment relayée par le média Les Gens d’Internet, on apprend qu’une influenceuse française est soupçonnée de fraude fiscale. Selon nos informations, la créatrice de contenu visée par ces procédures fiscales est Esther Sitbon. Sur Instagram et Tiktok (respectivement 173 000 et 482 000 abonnés au compteur), la jeune femme partage des vidéos sur ses voyages, la mode et la beauté, et surtout multiplie les partenariats avec des marques comme Hermès, Dyson, Sephora ou encore Chanel… Des opérations particulièrement lucratives qui ne sont pas passées inaperçues aux yeux du fisc, qui a comparé les revenus déclarés par Esther Sitbon avec  ceux qu’elle tirerait supposément de ces partenariats.

Pour ce faire, l’administration fiscale s’est basée sur une grille de tarifs des influenceurs produite en 2022 par la plateforme de marketing d’influence Kolsquare. On y lit qu’une influenceuse de son envergure pourrait toucher jusqu’à 40 000 euros pour un simple live sur Instagram faisant l’éloge d’un produit… Or, entre 2021 et 2023, la créatrice de contenu n’a déclaré que 41 026 euros de bénéfice via sa micro entreprise. Le fisc a donc jugé ce contraste suffisamment saisissant pour la soupçonner de s’être « soustraite à l’établissement et au paiement des impôts sur le revenu ou sur les bénéfices », et a organisé des raids afin d’y voir plus clair. Esther Sitbon les a donc contestés devant la cour d’appel de Paris, sans succès. N.M 

Par Xavier Demarle et Noah Moulinet