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Santé

Le spécialiste de l’ingénierie de santé Efor cherche un nouvel actionnaire minoritaire

Ce groupe lyonnais de 2 000 consultants est en quête d’un investisseur prêt à l’accompagner dans des acquisitions en Europe et aux Etats-Unis.

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MICROGEN IMAGES/SCIENCE PHOTO LI / Science Photo Library via AFP

Les sociétés de conseil en ingénierie n’ont jamais laissé insensibles les fonds. En témoigne encore l’investissement que s’apprête à boucler Wendel au sein du toulousain Scalian, pour près d’un milliard d’euros. Selon nos informations, le lyonnais Efor, un acteur de taille plus modeste mais qui se présente comme le grand spécialiste de la santé, teste lui aussi les investisseurs. Mais pas question de parler d’une prise de participation majoritaire comme chez Scalian, et encore moins d’une vente pure et simple. L’équipe de direction tient à sa position de contrôle au capital, et souhaite s’associer avec un nouvel investisseur minoritaire, trois ans et demi après avoir fait entrer début 2020 Raise, société d’investissement pilotée par Gonzague de Blignières (ancien patron France de Barclays Private Equity) et Clara Gaymard (ex-dirigeante de General Electric France). Les discussions sont menées par la banque d’affaires Clearwater International.

Les débats semblent assez ouverts autour de la part du capital que pourrait s’octroyer le nouvel actionnaire, sachant que Raise pourrait garder une partie de ses actions. Une grosse prise de participation minoritaire pourrait très bien survenir. Mais un autre schéma est très activement étudié : l’arrivée d’un fonds spécialisé dans les opérations que l’on appelle « LBO sponsorless ». Ces investisseurs prennent des participations au capital assez limitées en complément d’une mise plus importante en obligations assorties de bons de souscription d’action (OBSA). Leur investissement s’accompagne en général du renforcement au capital des dirigeants.

Le savoir-faire d’Efor est largement reconnu dans son segment : il serait le numéro deux de l’ingénierie dans les sciences de la vie sur le territoire européen derrière l’américain AmeriSource Bergen. L’entreprise a littéralement changé de dimension en quatre ans. Si son chiffre d’affaires s’élevait à 49 millions d’euros en 2019, Efor prévoit 175 millions pour 2023, ainsi qu’un Ebitda légèrement inférieur aux 30 millions d’euros. Une opération de croissance externe fin 2020 lui a notamment permis de faire un grand bond en avant : l’acquisition de CVO, un cabinet de conseil lui aussi basé dans la région lyonnaise. L’arrivée d’un nouvel actionnaire servirait à accompagner le groupe dans des acquisitions dans d’autres pays européens et aux Etats-Unis. Efor est amenée à travailler pour les groupes pharmaceutiques et les biotechs, les industriels de la cosmétique, les fabricants de matériel médical… Il réalise une bonne partie de son activité dans la conception de laboratoires ou de lignes de production, ainsi que dans l’instauration de processus qualité. La société est aussi présente l’audit, la formation ou les processus d’analyse de données à base d’intelligence artificielle.