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Continuer la lectureEditis : les syndicats appellent au boycott contre le réaménagement des locaux
Ils reprochent à Denis Olivennes, également patron de CMI France, d’organiser l’arrivée dans leurs bureaux des 700 salariés de la branche presse du groupe (Elle, Franc-Tireur, Marianne…).
L’année s’annonce tendue chez Editis, la société derrière les maisons d’édition Plon, Julliard, Perrin, Robert Laffont… Dans un message interne, l’intersyndicale constituée de la CFDT, la CGT, la CFE CGC et l’USI a lancé un appel au boycott de la galette des rois organisée ce mardi par la direction, ...
Le tract vise le projet d’accueillir au siège du 13e arrondissement les 700 salariés de CMI France (Elle, Franc-Tireur, Marianne…), nouveau propriétaire de l’éditeur, jusqu’à présent installés dans des locaux à Levallois-Perret, mais dont le bail arrive à échéance fin 2025. Pour les héberger, la direction d’Editis a présenté un plan de réaménagement des locaux qui devrait s’étaler sur cinq mois à partir de mai.
En attendant la fin des travaux, les salariés sont invités à rester en télétravail tout en préparant la rentrée littéraire de septembre, période clef pour l’ensemble du secteur. Ensuite, une nouvelle organisation basée sur le flex office leur permettra de revenir mais sans avoir de bureaux fixes. « Cela démontre une méconnaissance totale de la nature de notre travail sous prétexte de réaliser des économies en regroupant toutes les équipes sur un même site », note un élu. Les quelque 1 500 salariés de l’éditeur reviendraient courant septembre avant l’arrivée de leurs nouveaux collègues de CMI France en décembre.
Avant Noël déjà, les représentants du personnel avaient réalisé un calendrier de l’avent humoristique dénonçant leurs futures conditions de travail. On pouvait y voir un labyrinthe dans lequel « le petit Denis » (Olivennes) devait être aidé pour retrouver son bureau, ou encore de fausses couvertures du guide de voyage Lonely Planet (propriété du groupe), titrées « 6 mètres carrés, c’est pas le Pérou » ou « Travailler dans ces conditions, ça me Séoul ».
Depuis, le projet de fermeture de la salle des ventes d’Interforum, filiale d’Editis, à Ivry-sur-Seine, n’a rien arrangé aux affaires. « Six de nos collègues risquent ainsi un licenciement économique », précise le tract des élus.
De son côté, la direction met en avant, certes les économies, mais aussi les synergies à développer entre ses deux activités. Les éditeurs sont invités à réfléchir à la création de documentaires ou de fictions télé basées sur les livres parus. Un moyen de faire jouer les passerelles avec la future chaîne de télévision du groupe, CMI TV, qui doit voir le jour désormais en juin prochain sur le canal 18. Contacté, Editis n’a pas souhaité faire de commentaires.