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Médias - Culture

Option Finance attire huit candidats à sa reprise

En redressement judiciaire depuis cet été, le groupe de presse a séduit de nombreux acteurs de la presse. Et d’ailleurs.

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Ils sont finalement huit à se porter candidats. L’administrateur judiciaire en charge du groupe Option Finance, placé en redressement judiciaire en juillet dernier, a désormais toutes les offres de reprise entre les mains. Toutes portent sur l’ensemble des marques de l’éditeur spécialisé : l’hebdomad...

Trois de ces offres se démarquent sur le plan social. Le patron de presse Henri Nijdam (media capital), derrière Le Quotidien de l’Ile de La Réunion et malegaltech.fr, dit vouloir réembaucher 19 des 24 salariés, et l’ensemble des 21 pigistes réguliers. Il met sur la table 20 000 euros. Seroni interactive, la société de Sébastien Jakobowski (4,4 millions d’euros de chiffre d’affaires), propose quant à elle 50 000 euros et le maintien de 13 salariés. Éditrice de La Lettre de l’Assurance, elle s’appuie sur le Cercle Lab, un pôle de recherche prospective qui revendique 60 événements par an dans l’assurance.

Comme pressenti par l’Informé, le groupe Ficade (28 millions d’euros de chiffre d’affaires avec 27 médias, 350 salariés) a lui aussi déposé une offre, se disant prêt à reprendre 11 salariés. Son président-actionnaire, Gaël Chervet, fait surtout la course en tête, pour l’instant, sur le plan financier, se disant prêt à payer 64 410 euros. Dans son dossier, le prétendant ajoute qu’il couvrira « le besoin en fonds de roulement et le plan de relance avec une dotation de 150 000 euros ». Ficade est déjà présent sur le créneau d’Option Finance, avec notamment Décideurs, Gestion de Fortune, Investissement Conseils, Profession CGP et Patrimoine 24, sans compter des forums et conférences.

Unify group, anciennement Reworld (529 millions d’euros de chiffre d’affaires, 1219 salariés), s’est aussi déclaré candidat avec 15 000 euros et la réembauche d’un salarié. L’idée de Pascal Chevalier et de Gautier Normand, aujourd’hui à la tête de 80 marques (Marmiton, Doctissimo, Grazia, Auto Plus, Science & Vie, Melty, etc) ? « Transformer Option Finance en plateforme Finance à 360 °, expliquent-ils dans leur dossier. Par exemple, un contenu éditorial pour les directions financières peut devenir une conférence sponsorisée, puis une formation pour directeurs financiers, puis un livre blanc générateur de leads, puis une offre data/benchmark vendue aux entreprises ».

Autre postulant, Frontline Media, de Pierre-Yves Platini, qui s’était déjà positionné sur les dossiers du Nouvel Economiste et du Revenu, met sur la table une proposition à 5 000 euros et la reprise de 4 salariés. L’agence parisienne de conseil Readr, spécialisée dans la performance digitale des médias et le développement de l’abonnement, part, elle, de plus loin, annonçant 1 euro avec 1 salarié. Son fondateur et dirigeant, Jean-Charles Thebaud, n’est intéressé que par les activités numériques, et veut faire, avec Option Finance, ce qu’il a fait, en tant que prestataire, pour Libération, L’Express, La Dépêche du Midi, Livres Hebdo, Les Jours, Challenges, Qobuz ou Qwest TV : monétiser l’audience. « Le pôle numérique constitue le cœur de valeur d’Option Finance, peut-on lire dans son offre. C’est le seul ensemble éditorial dégageant une marge brute positive. La base d’abonnés payants représente environ 940 000 de revenus récurrents annuels, pour un taux de réabonnement de l’ordre de 85 %. L’audience des sites, de l’ordre de 1,87 million d’utilisateurs annuels, n’est convertie qu’à hauteur de 0,12 %, quand les médias professionnels comparables se situent entre 0,5 % et 1 %. »

Plus étonnant, Hildegarde est aussi dans la course. La société d’investissement de Réginald de Guillebon (89 %) et du fonds Audacia de Charles Beigbeder est prête à débourser 10 000 euros, mais sans précisions, à ce stade, sur le nombre d’emplois conservés. Ce groupe, connu pour ses activités dans les médias culturels (Le Film Français, Première, Cahiers du Cinéma) et la production/distribution de contenus audiovisuels et cinématographiques (Les Armateurs, Folimage, Les Films du clan, etc), détient aussi le site internet d’informations financières Club Patrimoine, repris en janvier 2018. Enfin, l’Informé l’avait annoncé, Overlord est lui aussi de la partie. Le serial repreneur de la presse économique et financière se contente, pour l’instant, de 5 000 euros et 2 emplois garantis. Toutes les offres peuvent être améliorées dans les prochaines semaines.