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Médias - Culture

Les recettes de billetterie de la Tour Eiffel atteignent des sommets

La hausse du nombre de visiteurs et du tarif de l’entrée a permis de booster les recettes. Une aubaine pour la Ville de Paris dont la redevance a bondi en parallèle.

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LOU BENOIST / AFP

Ce lundi 7 septembre, des touristes du monde entier ont dû renoncer à visiter le plus célèbre des monuments de Paris : les salariés de la Tour Eiffel faisaient grève pour dénoncer une « discrimination sexuelle ». La raison ? Consigne leur aurait été donnée, deux jours plus tôt, de limiter la présence...

Selon nos informations, les revenus de la billetterie se sont envolés de 14,6 % l’an dernier, passant de 113 millions d’euros à 129,5 millions d’euros. Une augmentation portée par une fréquentation au beau fixe, d’une part : dès le 7 janvier, la Société d’exploitation de la Tour Eiffel (SETE) indiquait que plus de 6,75 millions de visiteurs avaient payé un billet pour accéder aux étages en 2025, un chiffre en hausse de près de 7 % lié à « une meilleure gestion des flux, des conditions météorologiques favorables, l’effet post-Jeux Olympiques et Paralympiques, ainsi que la réouverture de Notre-Dame de Paris » selon l’établissement. D’autre part, les prix des tickets ont aussi été nettement augmentés : ils ont bondi en moyenne de 20 % mi 2024, officiellement pour pallier les pertes dues à la crise sanitaire et les surcoûts de rénovation attendus.

En parallèle, les redevances versées par les différents concessionnaires ont également gonflé, représentant 22,5 millions d’euros l’an dernier, en hausse de 6,4 % (voir la totalité des chiffres dans notre infographie ci-dessous). Il s’agit notamment des sommes payées par Lagardère, chargé des boutiques cadeaux qui ont généré un chiffre d’affaires de 18,5 millions d’euros en 2024. Ou encore par Sodexo, qui exploite les différents points de restauration et l’activité de traiteur : à titre d’exemple, l’année des Jeux Olympiques, l’activité de restauration avait progressé de près de 11 % pour représenter au total 69,4 millions d’euros. Et pour finir, d’autres pôles d’activités, comme l’exploitation de l’image de la Tour lors de tournages, ont encore rapporté quelque menue monnaie supplémentaire.

Résultat ? Le chiffre d’affaires de la SETE a bondi, passant de 140,2 millions d’euros en 2024 à 156,8 millions l’an dernier. Depuis 2016, celui-ci a même plus que doublé. Cette croissance a permis à l’entreprise de renouer avec les bénéfices (2,1 millions de bénéfices), après 5 ans dans le rouge, notamment à cause de la pandémie. Une aubaine pour la ville de Paris, actionnaire à 99 % (la Métropole du Grand Paris détient le 1 % restant), qui touche maintenant des redevances plus confortables.

Maintenues autour de 8 millions d’euros annuels pendant le covid, les sommes versées à la ville ont doublé en 2022 et 2023, avant de passer à 38,7 millions en 2024, puis 45,6 millions l’an dernier. Un retour de fortune pour la municipalité qui avait dû renforcer son capital et éponger les pertes abyssales (113 millions d’euros de pertes d’exploitation) cumulées lors de la crise sanitaire. Contactée par l’Informé, la SETE n’avait pas répondu à nos sollicitations au moment de la publication.