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Immobilier

Les auberges de jeunesse Hi ! liquidées, des emplacements prestigieux à saisir

Ses hébergements de Serre Chevalier, La Clusaz ou Belle-Île-en-Mer pourraient séduire des repreneurs.

L’auberge de jeunesse Hi ! de La Clusaz
L’auberge de jeunesse Hi ! de La Clusaz Site de Hi !

Tous ses établissements restent ouverts, au moins jusqu’à début juin. Mais pas sûr que la Fédération unie des auberges de jeunesse (FUAJ) ne passe l’été. En difficulté financière, cette association de 86 établissements de tourisme - 36 exploités en propre, 50 affiliés - vient d’être placée en liquida...

Le dossier a de quoi attirer les investisseurs immobiliers et les concurrents. La FUAJ est propriétaire de plusieurs adresses dans des lieux recherchés comme Nice, La Clusaz, Serre Chevalier, Le Mont-Dore, Belle-Île-en-Mer et à Groix. L’association détient aussi un site actuellement loué à un tiers, à Beaulieu-sur-Dordogne, et une maison de fonction mitoyenne de son auberge de Poitiers. Son siège parisien, dans le 18e, est aussi dans la corbeille, de même que les baux et conventions d’occupation de ses autres établissements.

Mais les résultats de la fédération, décevants depuis plusieurs années, pourraient refroidir quelques candidats. Fin 2018 déjà, le réseau s’était retrouvé en redressement judiciaire, plombé par un passif de plus de 38 millions d’euros. Confronté à des acteurs plus modernes et pénalisé par le vieillissement de certaines de ses auberges, il avait déjà dû se résoudre à fermer et céder des sites dans le cadre d’un plan de redressement établi par son délégué général, David Le Carré, en 2019. Depuis, le chiffre d’affaires a progressé de 27 millions d’euros en 2022 à 32 millions en 2024, mais les pertes d’exploitation ont atteint 800 000 euros en 2022, 1,2 million en 2023 et 460 000 € en 2024.

Contactée, la FUAJ ne souhaite pas faire de commentaires pour l’instant.