Sous-effectif, heures sup non déclarées… les coulisses peu reluisantes des restaurants Pokawa

Plus d’une dizaine d’actuels ou anciens employés de la chaîne de pokés bowls décrivent des conditions de travail très rudes. Plusieurs d’entre eux ont saisi l’inspection du travail.

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Google Street View

Pour les besoins de l’exercice, Maxime Buhler a sacrifié sa coupe de cheveux tendance, remplacée par des dreadlocks. Grimé en stagiaire, le trentenaire, cofondateur de la chaîne de restauration Pokawa, a dégringolé la hiérarchie de son entreprise le temps de l’émission « Patron Incognito » , diffusée le mois dernier sur M6. Le concept du programme ? Permettre aux dirigeants d’une société d’observer les conditions de travail de leurs salariés, ni vu ni connu. À son tour, donc, de préparer des pokés bowls, ces spécialités hawaïennes à base de riz et poisson cru qui ont fait le succès fulgurant de la marque. Lancée en 2017 par Maxime Buhler et Samuel Carré, deux copains de promo à l’époque fraîchement sortis d’école de commerce, la start-up compte aujourd’hui une centaine de restaurants et emploie plus de 350 collaborateurs, pour un chiffre d’affaires de 53 millions d’euros en 2021. La chaîne s’exporte même à l’international. Après l’Espagne, le Portugal et la Suisse, deux franchises ouvriront bientôt leurs portes en Belgique. L’ambition des deux « princes du poké bowl » affichée dès le début de « Patron Incognito » : « Être le leader (...) en Europe et dans le monde ». Le leitmotiv pour y arriver : confectionner un plat en 25 secondes.

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