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Grande conso

Intermarché crée Agrimousquetaires, une structure pour fidéliser ses fournisseurs agricoles

Le groupement veut accompagner des agriculteurs et éleveurs avec qui il travaille vers des pratiques plus responsables. Et sécuriser dans le même temps une partie de ses approvisionnements.

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LUDOVIC MARIN / AFP

Dans l’écosystème d’Intermarché, on connaissait déjà Agromousquetaires, la branche industrielle qui, avec sa cinquantaine d’usines, fabrique une partie des marques de distributeur vendues chez Intermarché et Netto. Mais le groupement s’est discrètement doté d’une toute nouvelle structure, baptisée Ag...

Pour les Mousquetaires, l’objectif est double. D’une part, sécuriser les approvisionnements face aux aléas climatiques ou autres : le sujet est d’autant plus urgent que le troisième distributeur du pays -16,5 % de parts de marché, en hausse de 0,8 point selon les données publiées cette semaine- doit intégrer et alimenter 294 supermarchés et hypermarchés rachetés à Casino ces derniers mois. D’autre part, mieux affirmer son soutien au monde agricole, quand ses concurrents s’en donnent à cœur joie. Ici, Lidl n’a de cesse d’évoquer ses contrats tripartites (incluant l’amont agricole, un transformateur et l’enseigne) qui sécurisent des volumes et des prix. Là, E.Leclerc met en avant ses 15 000 alliances locales sur tout le territoire… Intermarché disposera donc de sa démarche propre, articulée avec Agromousquetaires et fonctionnant autour d’appels à projet. Les modalités précises (type de contractualisation, financement, calendrier prévu ou entité de rattachement) ne sont pas encore connues, mais une partie du voile devrait être levée le 10 juin prochain, jour choisi par le groupement pour célébrer les 50 ans de sa branche agroalimentaire.

Souvent accusée d’user de son rapport de force face aux agriculteurs pour leur imposer des conditions commerciales indécentes, la grande distribution a tout intérêt à avancer des gages de bonne volonté. C’était d’ailleurs l’un des objectifs initiaux de la loi Egalim et le sujet reste d’actualité, puisque l’Assemblée nationale procède actuellement à des auditions dans le cadre d’une commission d’enquête « visant à établir les raisons de la perte de souveraineté alimentaire de la France ».