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Continuer la lectureDistributeurs automatiques : Selecta va sabrer dans ses effectifs
Victime du covid puis du développement du télétravail, le roi des distributeurs de boissons, lance une nouvelle rupture conventionnelle collective dans sa filiale française.
Gros coup de chaud pour Selecta. Proche de la faillite, le roi des distributeurs automatiques de café, boissons et de snacks, a évité le pire l’an dernier grâce à la restructuration de sa dette, réduite d’un milliard d’euros. Mais les ennuis ne se sont pas arrêtés là : le nouveau PDG nommé en octobre dernier, Venkie Shantaram, a indiqué que le groupe suisse a vu ses ventes s’effondrer de 21 % en 2025, passant de 1,4 à 1,1 milliard d’euros. Des mesures drastiques ont donc été décidées - comme le transfert de la direction opérationnelle du canton de Zoug (Suisse) à Londres - et la France n’est pas épargnée : selon nos informations, un accord portant sur une rupture conventionnelle collective vient d’être signé dans la filiale tricolore. Il prévoit une réduction massive des effectifs, avec la suppression potentielle de 111 emplois, sur les 708 personnes en CDI dans le pays. Sur la base du volontariat, 25 postes de techniciens responsables de l’entretien des machines sont visés, et 49 « Joy Ambassador » selon la terminologie maison, autrement dit des opérateurs chargés du réassort et du remplissage. D’autres emplois (administratifs, commerciaux) sont aussi visés, sur tout le territoire. Un nouveau coup dur pour les équipes car en 2020, l’entreprise avait déjà lancé une grande réorganisation avec un PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) prévoyant alors la suppression nette de 459 postes sur 1 600. En 2022, une autre RCC avait encore été validée.