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Grande conso

Distributeurs automatiques : Selecta va sabrer dans ses effectifs

Victime du covid puis du développement du télétravail, le roi des distributeurs de boissons, lance une nouvelle rupture conventionnelle collective dans sa filiale française.

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Gros coup de chaud pour Selecta. Proche de la faillite, le roi des distributeurs automatiques de café, boissons et de snacks, a évité le pire l’an dernier grâce à la restructuration de sa dette, réduite d’un milliard d’euros. Mais les ennuis ne se sont pas arrêtés là : le nouveau PDG nommé en octobre...

Il faut dire que l’entité française va mal. Elle cumule les pertes opérationnelles depuis des années, avec encore un déficit d’exploitation de 4,5 millions en 2024 pour un chiffre d’affaires de 192 millions d’euros. Car le métier de la distribution automatique, déjà chahuté avant la pandémie, a pris de plein fouet l’effet ravageur du covid qui a limité les déplacements, donc les passages dans les gares et les transports en commun, et la fréquentation des bureaux. Autant de lieux où sont implantés ses distributeurs. Depuis, le développement massif du télétravail prive Selecta de voyageurs et de clients un à deux jours par semaine.

De quoi amplifier un problème plus ancien : la filiale compte beaucoup d’entreprises clientes à la consommation trop faible pour amortir ses frais opérationnels et le coût du remplacement des machines. Selon un document interne, la situation, qualifiée de fragile, reste « toujours impactée négativement par un grand nombre de clients à la rentabilité négative, en dépit de nos nombreuses actions de hausse de prix ». Une bonne nouvelle toutefois, l’an dernier, Selecta a renouvelé pour 9 ans son important contrat avec la SNCF, avec une offre élargie, des produits régionaux, des casiers de légumes frais, des coins repas avec frigo connecté, boissons chaudes, snacking. Contacté, Selecta France n’avait pas répondu à nos questions au moment de la publication.