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Grande conso

Un nouveau fonds va prendre contrôle de l’enseigne I-Run

En quête d’un nouvel actionnaire depuis près d’un an, le vendeur d’articles de running fera l’objet d’une nouvelle opération de LBO.

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Behar Anthony / Behar Anthony/SPUS/ABACA

La ligne d’arrivée n’est plus très loin pour I-Run. Comme l’avait révélé l’Informé, l’enseigne spécialisée dans la vente d’articles de running, d’athlétisme, de fitness ou de trail préparait depuis mi-2025 une évolution de son capital. Une étape à laquelle la chaîne et ses actionnaires financiers depuis 2022 (Geneo, Bpifrance, la MACSF et la holding familiale Eximium) s’étaient attelés avec la banque d’affaires Rothschild & Co comme conseil. Selon nos informations, un terrain d’entente a fini par être trouvé avec le fonds LFPI. Celui-ci devrait reprendre la plus grande partie de la participation des financiers, des sources évoquant un réinvestissement de Geneo et de Bpifrance dans le montage. D’autres candidats comme Montefiore ou Ardian auraient eux aussi participé aux discussions plus en amont et le scénario d’une vente à un acteur de la distribution aurait également été étudié.

Cette opération de LBO valoriserait I-Run aux alentours des 150 millions d’euros, légèrement en dessous des attentes initiales des actionnaires. Elle sera partiellement financée par une dette d’un peu plus de 60 millions d’euros apportée par des banques françaises - plusieurs entités des galaxies Crédit Agricole et BPCE étant à la manœuvre aux côtés de BNP Paribas. Une ligne d’obligations « mezzanine » (qui serait aussi apportée par LFPI) complètera cette dette.

Après avoir dégagé un peu moins de 150 millions d’euros de ventes l’an passé, I-Run tablait, dans son budget 2026, sur un chiffre d’affaires de près de 175 millions d’euros, ainsi que sur un Ebitda de 14 millions d’euros. Créé en 2000 par Emmanuel Vidal (décédé en 2023), I-Run a d’abord percé comme fournisseur des fédérations sportives ou de certaines professions tels que les sapeurs-pompiers. La marque s’est ensuite fait connaître du grand public en tant que « pure player » en ligne. Si elle réalise encore la plus grande partie de ses ventes sur internet, à partir de 2013, elle a commencé à très progressivement se doter de magasins. Le distributeur en compte aujourd’hui 26, surtout dans les grandes métropoles, comme Marseille (où il vient d’inaugurer un 5e point de vente), Paris (où il en compte 4) ou encore Toulouse, sa ville d’origine.