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Énergie - Environnement

Omerta, insultes… le management délétère d’EDF Solutions solaires. Partie 3

Après le départ de l’ancien PDG, les langues se délient au sein de la filiale solaire du groupe énergétique. Elles racontent un management brutal, que l’ex-direction a laissé prospérer dans toutes les strates de l’entreprise. Troisième volet de notre enquête.

Pose de panneaux solaires.
Pose de panneaux solaires. anatoliy_gleb - stock.adobe.com

« Ici, les dirigeants qui managent par la terreur restent en place et ce sont les collaborateurs qui les ont pour chefs qui s’en vont ». Ce bref commentaire d’une ancienne salariée d’EDF Solutions solaires reflète l’amertume de bien des collaborateurs de l’entreprise face à l’atmosphère interne de la filiale solaire de l’énergéticien. Depuis fin décembre, la structure est secouée à tous les niveaux : Benjamin Declas, l’ancien PDG de la société, a été mis à pied par la maison mère en fin d’année. En cause : des « violations manifestes des règles et procédures du groupe EDF en matière d’achats et d’éthique et conformité ». Quelques semaines plus tard, son ancien bras droit Jean-Christophe Tailly, directeur commercial chargé du marché des particuliers, a aussi été poussé vers la sortie. Mais au-delà des soupçons de malversations qui pèsent sur leurs agissements, le modèle managérial mis en place par cette direction est également au cœur du malaise des salariés. Du siège de Limonest (Rhône) aux agences régionales, des équipes commerciales et techniques aux fonctions support, de nombreux témoignages recueillis par l’Informé font état d’un management toxique, de pressions et de multiples alertes laissées sans suite.

Car si Benjamin Declas peut se targuer d’avoir quadruplé l’activité d’EDF Solutions solaires depuis 2020 (400 millions d’euros de chiffre d’affaires fin 2023) et quasi triplé ses effectifs (1 100 personnes), son mode de management brutal a infusé dans les strates hiérarchiques de la société. Connu pour ses sautes d’humeur ou ses colères en public, l’ex-patron de la filiale d’EDF « tenait l’entreprise d’une main de fer. Les gens avaient peur de lui », juge un ancien cadre. « Benjamin Declas avait un caractère très sanguin, qui pouvait aller jusqu’à la méchanceté, regrette un ancien directeur du siège. Malgré une vraie vision stratégique de long terme pour l’entreprise, il tolérait et laissait perdurer les débordements de la chaîne hiérarchique, sans appuyer les collaborateurs soucieux des procédures. » Au milieu des années 2010, il avait d’ailleurs fait l’objet d’une alerte éthique. Un salarié avait signalé dans un courrier à EDF, la maison mère, son « comportement agressif, véhément et menaçant à l’égard des salariés ». La procédure avait cependant été jugée infondée par le groupe.

« baltringue », « crevard », « fainéant », « pourri »

Sous son autorité, d’autres managers se sont illustrés par leurs méthodes singulières. À commencer par son directeur commercial chargé du marché des particuliers Jean-Christophe Tailly visé, en 2016, par une alerte interne déposée auprès de la Commission éthique et déontologie d’EDF après des propos injurieux tenus à l’occasion d’un entretien préalable au licenciement. Aux insultes (« baltringue », « crevard », « fainéant », « pourri »), le directeur commercial avait ajouté quelques humiliations : « C’est vraiment triste de s’accrocher à 1 300 euros, franchement ça fait pitié » ou encore « baisse les yeux quand je te parle ». Mais cette fois, la commission éthique du groupe va reconnaître le manquement. Elle propose « la mise en place de mesures appropriées pour qu’une situation de ce type ne se reproduise pas » et fait des « recommandations à EDF EN [ndlr : la maison mère de l’ex-EDF Solutions solaires] afin que le management (...) prenne les dispositions nécessaires ». Pas sûr que le correctif ait été suffisant.

Car au sein de la force de vente, le mode de management de Jean-Christophe Tailly va continuer à se déployer dans l’entreprise depuis les directeurs régionaux (DR) jusqu’aux responsables régionaux des ventes (RRV). La pression mise par certains sur les conseillers solaires (CS) pour parvenir aux objectifs de vente en matière d’installations photovoltaïques chez les particuliers est intense. Si, dans la plupart des cas, le système fonctionne sans heurt, certaines régions sont cependant affectées en profondeur par un management dysfonctionnel. Les DR et les RRV disposent en effet d’un levier redoutable avec lequel ils font la pluie et le beau temps sur l’activité des commerciaux : la répartition entre les forces de vente des « leads », ces fichiers de clients potentiels à prospecter. « Ils peuvent assécher complètement un conseiller en ne lui donnant plus de rendez-vous du jour au lendemain en cas de désaccord ou, au contraire, en favoriser d’autres selon leur bon vouloir, explique une source interne. Pour se débarrasser d’un conseiller qui s’oppose, il suffit de réduire ses leads et de le licencier faute de résultats suffisants. »

Pression chez les conseillers solaires

En région Occitanie, placée sous la responsabilité de Malik Filali, la situation a par exemple dérapé à plusieurs reprises. Management humiliant et usage régulier de noms d’oiseaux à l’encontre des conseillers solaires y sont dénoncés par plusieurs salariés, sans que les alertes internes remontées par les intéressés n’émeuvent vraiment la direction des ressources humaines. Après un signalement par mail au service RH en 2023, dénonçant une situation de « harcèlement » et des propos grossiers tenus par le responsable régional des ventes, le conseiller solaire se voit pourtant éconduire : la direction des ressources humaines lui répond qu’après avoir « mené rapidement une enquête interne » consistant à interroger le manager et d’autres membres de l’équipe, sa version des faits est contestée. « Votre manager (...) ne nous a pas relaté la même teneur quant à vos échanges et nie catégoriquement les propos que vous lui prêtez, à l’exception d’un échange téléphonique tendu dans les termes, tant à son niveau qu’au vôtre. » Le soutien apporté au salarié est plus que modéré : la responsable des ressources humaines l’invite à « saisir le référent éthique de l’entreprise (...) si [il persiste] dans cette dénonciation ». Non sans avoir suggéré dans sa réponse que ces tensions sont « certainement » liées à l’insuffisance de ses objectifs commerciaux. Le collaborateur finira par quitter l’entreprise de son propre chef quelques mois plus tard.

Fin 2024, l’attitude de Malik Filali est également dénoncée par un autre conseiller, Gilles Bresson. Cette fois-ci par le biais d’une alerte déposée auprès du comité d’éthique de la maison mère EDF. Transféré au comité analogue de la filiale solaire, le dossier aboutit à l’établissement d’un rapport. « L’alerteur fait état d’attitudes et de propos relevant a priori du harcèlement moral : mise à l’écart, propos dégradants, humiliations, injures et menaces de licenciement. Certains des faits sont documentés », mentionne le document. Le commercial a fourni des attestations d’autres salariés et de clients, témoins des vexations. Certaines sont attestées par le constat d’un huissier, qui évoque un discours « rabaissant, intimidant envers le requérant, digne d’une crapule ». De fait, l’échange transcrit des propos menaçants ou grossiers comme « tu me refais un coup de pute dans mon dos, je te casse les pattes » ou « ta façon de faire et tes mitonneries me cassent les couilles ». Début 2025, après son alerte, le conseiller solaire voit pourtant progressivement diminuer le nombre de ses rendez-vous chez les clients et se fait reprocher l’insuffisance de ses performances... Il démissionnera finalement en février 2025. Malik Filali est lui toujours en poste.

Laisser-faire de la hiérarchie

La pression imposée par le haut pour placer des installations photovoltaïques chez les clients s’accentue vers 2019. « L’objectif était que l’activité solaire d’EDF ne perde plus d’argent et cela s’est traduit sur le terrain par un changement de pratiques. Les conseilleurs solaires qui étaient plutôt des technico-commerciaux sont alors devenus surtout des commerciaux, raconte un ancien collaborateur. On était poussés à vendre dès la première visite, quitte à présenter les performances des produits de façon parcellaire ». Jusqu’à aller vers des pratiques douteuses, comme d’omettre de rappeler le délai de rétractation après l’achat ou de proposer des configurations photovoltaïques inadaptées pour écouler des stocks de panneaux.

Autre signe du laisser-aller managérial qu’a connu la direction commerciale : l’extrême tolérance de la hiérarchie sur les propos déplacés, blagues salaces et autres clichés racistes. Ils abondent sur les boucles WhatsApp professionnelles regroupant salariés et managers, qu’a pu consulter l’Informé, sans qu’aucun rappel à l’ordre ou observation ne soit fait à leurs auteurs « Je vais nicker ta race de Turc de mes couilles en ski », lance un cadre à ses collègues sur le fil collectif des forces de vente de la région sud. « PD », « larbin », « tête de zgueg » ou encore « Faut qu’on nique » viennent légender une photo professionnelle montrant une femme ou des images à caractère pornographiques. Railleries sur le physique des uns et des autres se succèdent... À l’époque, le directeur du développement commercial grand public Lionel Teulier - qui a quitté l’entreprise en 2022 - laisse faire. Numéro deux de Jean-Christophe Tailly, il participe même à la surenchère.

Du nord au sud du pays, des dysfonctionnements analogues ont été remontés à l’Informé. Quant au droit à la déconnexion des salariés hors de leurs heures de travail, il est régulièrement foulé, certains managers joignant à n’importe quel moment leurs collègues. « Bien des responsables qui subissent la pression très forte de la direction s’emploient à la faire descendre de façon encore plus violente parfois », témoigne un cadre. Le climat décourage les nouveaux arrivants, entraînant un turnover frôlant certaines années 30 %. Beaucoup ressortent déçus des façons de faire du groupe, « bien loin de l’image et des pratiques qu’on peut attendre d’un groupe public comme EDF », raconte un ancien cadre parti créer sa propre société.

Fausses attestations

Le faible impact des alertes déposées par les équipes ne concerne pas uniquement les conseillers solaires. « Le top management étouffe les problèmes remontés par les salariés comme s’il ne se passait rien », confirme un employé toujours dans l’entreprise. Celui-ci, dont le poste est abrité au sein de la direction technique dirigée par Eleonore Chabod, a également signalé à trois reprises par mail à la hiérarchie des dysfonctionnements dans les procédures d’achat. Ses alertes - effectuées entre 2022 et 2024 - dénonçant le favoritisme opéré par certaines agences dans le choix des fournisseurs (voir le premier volet de notre enquête) n’ont ainsi fait l’objet d’aucune réponse.

Ce management, contre lequel peu de mesures correctives sont prises, frise parfois même le délit. Selon plusieurs anciens salariés, licenciés par EDF Solutions solaires, certains directeurs ou responsables régionaux des ventes n’auraient pas hésité à demander de fausses attestations à leurs collègues en vue de les utiliser contre des collaborateurs devenus indésirables. « Ce management par la peur infuse toute l’entreprise. Beaucoup cèdent pour se protéger ou s’éviter la disgrâce », déplore une salariée. Tous ne cèdent évidemment pas, mais plusieurs nous ont confirmé avoir été sollicités pour produire des « témoignages à charge ». Plus largement, la frilosité de la direction à prendre en compte les requêtes ou les plaintes s’explique aussi par la façon dont ont été gérées les ressources humaines dans l’entreprise : entre 2016 et 2019, c’est en effet Benjamin Declas qui en assurait la supervision… De quoi tuer dans l’œuf tout contre-pouvoir. Et si, depuis 2019, les RH ont été reprises en main par Marie-Pierre Mérel, l’incompréhension demeure. « Elle nous entend mais ne réagit pas. L’influence de Benjamin Declas écrase tout », regrette un salarié.

Redonner confiance à des équipes lassées des dysfonctionnements du management et chamboulées par les changements de gouvernance survenus en fin d’année, ne sera pas simple pour la nouvelle direction. Pour remplacer les départs de Benjamin Declas et du directeur commercial B2C Jean-Christophe Tailly, le groupe a choisi des profils internes, membres de longue date de la société. Le poste de patron a échu à Pierre-Marie Tay, jusque-là directeur financier, et l’ancien directeur du développement commercial Olivier Truteau s’est vu nommé directeur national de la force de vente.

Contactés, Benjamin Declas, Jean-Christophe Tailly, Lionel Teulier et Malik Filali n’ont pas répondu à nos sollicitations. De son côté, EDF n’a pas souhaité faire de commentaires.

Droit de réponse de Jean-Christophe Tailly
Monsieur Jean-Christophe TAILLY dément fermement les allégations mensongères formulées à son encontre au travers de l’article du journal l’Informé :  « Omerta, insultes… le management délétère d’EDF Solutions solaires. ».

L’article prétend que M. TAILLY, directeur commercial chargé du marché des particuliers, aurait été « poussé vers la sortie » pour avoir été « le bras droit » de M. DECLAS, que des soupçons de malversations pèseraient sur leurs agissements, que leur modèle managérial serait au cœur d’un malaise des salariés par un management prétendument toxique, des pressions et de multiples alertes laissées sans suite.

De plus M. TAILLY aurait été visé en 2016 par une alerte interne déposée auprès de la Commission éthique et déontologie d’EDF après des propos injurieux qu’il aurait tenus lors d’un entretien préalable de licenciement, et son management discutable se serait déployé sur les directeurs et responsables régionaux des ventes exerçant une pression sur les conseillers solaires afin de parvenir aux objectifs de vente en réduisant les leads des récalcitrans puis en les licenciant faute de résultats suffisants.

La pression prétendue se serait accentuée vers 2019 pour placer des installations photovoltaïques chez les clients afin que l’activité solaire ne perde plus d’argent, les conseilleurs solaires, technico-commerciaux, devenant alors des commerciaux poussés à vendre dès la première visite et à exercer des pratiques douteuses, comme d’omettre de rappeler le délai de rétractation après l’achat ou de proposer des configurations photovoltaïques inadaptées pour écouler des stocks de panneaux.

La direction commerciale aurait également adopté un laisser-aller managérial tolérant des propos déplacés, blagues salaces ou clichés racistes sur les groupes WhatsApp.

Le top management aurait par ailleurs prétendument étouffé les problèmes remontés par les salariés, l’article en voulant pour preuve un témoignage anonyme d’un salarié affirmant avoir signalé à trois reprises entre 2022 et 2024, et sans obtenir réponse, des dysfonctionnements dans les procédures d’achat et un favoritisme opéré par certaines agences dans le choix des fournisseurs.

Le management aurait frisé le délit, des directeurs ou responsables régionaux des ventes (aux identités inconnues) n’ayant pas hésité à obtenir de fausses attestations de leurs collègues pour les utiliser contre des collaborateurs devenus indésirables.

L’article soutient un management par la peur auquel beaucoup auraient cédé pour se protéger ou s’éviter la disgrâce sous l’autorité de M. DECLAS décrit comme pouvant être autoritaire, gérant directement les ressources humaines entre 2016 et 2019 jusqu’à l’embauche de la DRH,  Mme Marie-Pierre MEREL, décrite comme assez passive.

L’article prétend enfin que la nouvelle direction, composée de cadres de l’entreprise, a pour mission de redonner confiance à des équipes lassées des dysfonctionnements du management et chamboulées par les changements de gouvernance de fin d’année.

Monsieur TAILLY précise que son licenciement, qu’il conteste et qui relève d’une cabale interne, ne repose pas sur ses méthodes managériales ni sur des suspicions de malversations auxquelles EDF solutions solaires aurait voulu mettre un terme, ceci étant dissonnant avec les accusations mensongères relayées par l’article. Dans son licenciement, l’entreprise invoque des motifs d’autre nature qu’elle prétend tout juste découvrir et qui, soit sont infondés, soit avaient été dûment approuvés par la hiérarchie et étaient connus de longue date de nombreux intervenants, dont ceux qui ont désormais les rennes de la société. M. TAILLY prend note, à la lecture de l’article, qu’il aurait en réalité été « poussé vers la sortie » et non licencié pour des motifs tangibles.

M. TAILLY n’a jamais été le bras droit de M. DECLAS et s’inscrit en faux sur ce point, aucun élément ne corroborant cette thèse ; Il a toujours été en lien de subordination hiérarchique vis-à-vis de lui, et a pu lui aussi subir les vissicitudes de son caractère parfois instable. M. TAILLY a intégré le CODIR après 10 ans d’ancienneté en gravissant les échelons grâce à ses résultats favorables. En l’absence de M. DECLAS, M. TAY (envoyé par EDF, actuel PDG, ex Directeur Financier et membre du CODIR depuis plus de 10 ans) ou Mme MEREL (DRH), présidaient la séance.

Lors du licenciement, M. TAILLY était en arrêt maladie, ce qui a favorisé les prises de pouvoir sur son poste à son détriment, et ses alertes n’ont pas été prises en compte.

M. TAILLY n’a jamais perçu d’autre somme d’argent en lien avec son activité professionnelle que la rémunération prévue dans son contrat de travail. Les cadeaux parfois reçus de la part de fournisseurs ou de clients étaient distribués à ses équipes ou étaient dûment déclarés conformément aux règles du groupe en matière de corruption (ex : places de football nominatives).

Loin d’exercer des pressions sur quiconque, M. TAILLY est au contraire reconnu pour son mode de management bienveillant, différencié et de proximité, pour lequel il a notamment établi des notes internes et fait intervenir à plusieurs reprises, auprès de ses équipes, le cabinet DBMC, expert en la matière et sur les enjeux psycho sociaux en entreprise (parcours « Management de la haute performance durable », durée d’environ 1 an). M. TAILLY a également fait intervenir le cabinet Santé Partners, expert Santé et bien-être au travail. Contrairement aux idées faussement véhiculées par l’article, M. TAILLY compte par dizaines les témoignages de soutien reçus par les salariés et partenaires de l’entreprise depuis son départ, signe étant qu’il y était apprécié.

De son côté, le nombre d’heures consacrées par M. TAILLY à sa tâche était considérable.

Aucune pression n’a été exercée par le biais des leads ni ne peut l’avoir été, un système de prise de RDV directe sur les agendas des CS ayant été mis en place par M. TAILLY en 2020, ce système distribuant automatiquement les rendez-vous convenus par les téléopérateurs. Cet algorithme ne tient pas compte de la performance mais de la sectorisation pour des raisons de sécurité et de coût (limite du kilométrage). Un CS ne pouvait être privé de RDV sauf par le biais du « Stop activité » s’il accumulait un retard dans le traitement de ses dossiers, cela permettant au vendeur de se concentrer sur le traitement de ses dossiers clients afin de les satisfaire.

Le management respectueux, responsable et bienveillant de M. TAILLY est également corroboré par les enquêtes annuelles et anonymes myEDF par IPSOS sur lesquelles l’article fait l’impasse, mais aussi par l’incident isolé de 2016 sur lequel l’article s’apesantit afin d’en tirer des conclusions générales hâtives et erronées.

Il est d’autant plus mensonger de prétendre qu’une pression se serait prétendument accentuée vers 2019 pour placer des installations photovoltaïques chez les clients afin que l’activité solaire ne perde plus d’argent, alors que l’activité BtoC est devenue excédentaire dès 2018 suite à l’arrivée de M. TAILLY au CODIR.

Un outil de mesure satisfaction client suite au passage du conseiller solaire a été créé dès 2016 grâce à la société Avis Vérifiés, certifiée ISO 20488. Ces données sont intégrées au tableau de bord des managers et suivies par la responsable QSE et Amélioration continue, les objectifs sur ce point ayant même été dépassés.

Par ailleurs, le délai légal de rétractation figure clairement dans les bons de commande, le formulaire de rétractation est incontournable et il est informatiquement impossible de passer à l’étape suivante sans ouvrir le formulaire de rétractation dans le logiciel, si bien qu’aucune manœuvre au détriment du client ne peut être entreprise sur ce point.

En plus de 16 ans dans l’entreprise, M. TAILLY n’a jamais fait l’objet d’aucune remontrance ni sanction, que ce soit dans son travail ou dans ses relations à autrui, à l’exception d’une simple lettre d’observations du 2 décembre 2016 où l’employeur a expressément tenu compte, au bénéfice de M. TAILLY, du contexte particulier dans lesquels les faits s’étaient déroulés, où des insultes, dont certaines sont contestées, ont fusées avec un salarié et un représentant du personnel, ces faits s’inscrivant dans le cadre d’une procédure de licenciement dont l’entretien était devenu houleux et où il avait maladroitement répondu à leurs agressions physiques (gestes d’intimidation) et verbales. Cet incident n’a aucun lien avec son management, et l’ensemble des entretiens préalables à licenciement par ailleurs menés par lui se sont déroulés de manière parfaitement correcte et respectueuse.

Il est faux de prétendre que les technico-commerciaux seraient devenus des commerciaux sans scrupules, le rôle et la posture du conseiller solaire ont toujours été inchangés et les contrats sont ceux de VRP exclusifs payés à la commission depuis 2008. La formation des conseillers solaires aux méthodes de vente responsables et à la connaissance des produits est constante. M. TAILLY a mis en place un parcours de formation initiale et continue pour toute la force de vente. Exemple : collaboration avec le cabinet de formation Practys Conseil pour la création d’un parcours en blended learning (e-learning+présentiel) « La Vente Responsable ». Ces formations déployées en région par des consultants du cabinet visent à améliorer la performance commerciale et la maîtrise du discours. Deux formateurs nationaux ont été nommés en interne.

M. TAILLY n’a jamais eu de rôle dans le choix des fournisseurs, ceux-ci étant dépendants des Directions techniques et opérationnelles, et il ne peut être tenu pour responsable en cas de favoritisme qui se révèlerait et prétendument opéré par certaines agences.

M. TAILLY réfute une quelconque participation à des discussions, notamment de groupe WhatsApp, où se seraient tenus des propos répréhensibles. M. TAILLY n’intervenait pas sur les groupes de discussions et n’en était pas membre, ces échanges intervenant ainsi hors sa présence. Toutefois, lorsque M. TAILLY a eu connaissance de propos déplacés, il n’a jamais manqué de rappeler à l’ordre et d’avertir ses équipes sur les dérives potentielles de ce genre de conversations en ligne en communiquant sur les comportements à proscrire et, dans la même logique, en interdisant la consommation d’alcool lors des repas, peu important l’occasion.

M. TAILLY n’a également jamais demandé de faux témoignages à quiconque ni eu connaissance de telles pratiques sur lesquelles l’article reste très vague.

Contrairement à ce que l’article laisse entendre, M. TRUTEAU, promu « Directeur national de la force de vente », n’a pas remplacé M. TAILLY mais son périmètre a été élargi et il a été augmenté, bien qu’il ne siège pas au CODIR.

Selon les informations reçues par M. TAILLY, une alerte éthique aurait été déposée par un directeur des ventes pour des comportements et propos insultants au sein de l’entreprise, postérieurs à son départ, contre un haut cadre de la direction commerciale.

Toujours selon les informations reçues par M. TAILLY, l’entreprise a récemment annoncé l’arrivée de M. MERCOU pour le remplacer. Celui-ci était jusqu’en 2018 le N+1 de M. TAILLY et siégeait au CODIR. M. TAILLY l’avait alors remplacé et multiplié le C.A de l’activité par 15, le nombre d’installations par 14 et fait basculer l’activité dans le vert.

Les informations communiquées au journal l’Informé par des membres de l’entreprise concernant M. TAILLY sont totalement mensongères et ne peuvent relever que d’une malintention à son encontre, destinée visiblement à légitimer, par ceux qui pourraient y avoir intérêt, le putsch dont il a été victime pendant son arrêt maladie. M. TAILLY dispose des justificatifs de l’ensemble de ses propos.

Il est à noter que lors de son licenciement, l’entreprise a exonéré M. TAILLY de la clause de non concurrence prévue au contrat de travail, faisant ainsi l’économie de sa rétribution, et que les conséquences d’un tel article pouvant être de nature à nuire à sa reconversion, les informateurs de l’article tentent en outre d’obtenir sa mise à l’écart de ce secteur professionnel à moindre frais pour l’entreprise.

Monsieur TAILLY, ainsi que sa famille sur laquelle un tel article n’est pas sans répercussions, sont profondément choqués par sa teneur attentatoire à son honneur et à sa considération et se réservent toute action en diffamation.

Droit de réponse de Malik Filali

Dans votre article, vous indiquez que « en Région Occitanie, placée sous la responsabilité de Malik FILALI, la situation a par exemple dérapé à plusieurs reprises. Management humiliant et usage régulier de noms d’oiseaux à l’encontre de conseillers solaires y sont dénoncés par plusieurs salariés, sans que les alertes internes remontées par les intéressées n’émeuvent vraiment la direction des ressources humaines ». Vous évoquez également « une situation de harcèlement et des propos grossiers tenus » par ce dernier sans que la Direction des ressources humaines ne réagisse.
Les propos rapportés relèvent pour l’essentiel d’interprétations subjectives, non étayées par des preuves concrètes et juridiquement qualifiables. Dans ledit article, il est aussi fait mention de « l’attitude de Malik FILALI dénoncée par un autre conseiller, Gilles BRESSON ». D’après votre article, un huissier de justice aurait constaté un discours « rabaissant, intimidant, envers le requérant, digne d’une crapule ». En réalité, il ne s’agit là que d’un ressenti personnel de l’huissier de justice, vous ne faites en aucun cas état de preuves matériellement vérifiables d’un comportement pénalement répréhensible de la part de Monsieur Malik FILALI. Les reproches relayés reposent sur des interprétations partielles, souvent déconnectées du contexte réel ou motivées par des considérations personnelles. Il est regrettable que l’action de Monsieur Malik FILALI fondée sur l’accompagnement, la valorisation des compétences et le bien-être collectif soit ainsi caricaturée.
Les faits le concernant doivent être appréciés avec rigueur et objectivité au regard de l’ensemble des éléments disponibles et donc d’un prisme partial. Il est important de souligner que Monsieur Malik FILALI s’est vu confier la lourde tâche de former le premier alternant chez EDF Solutions Solaires par la Direction nationale du groupe. Cette mission ayant été accomplie avec succès, un an après, une académie a été créée et compte aujourd’hui presque cinquante alternants. Cet engagement en faveur de la formation et de l’inclusion est incompatible avec le portrait qui en est fait dans votre article.
De plus, il semble nécessaire de préciser que Messieurs FILALI et BRESSON avaient une relation amicale extra-professionnelle de longue date et qu’ils ont toujours eu des échanges ne respectant pas les codes professionnels. Les mots employés dans leurs échanges pouvaient donc être grossiers, tant d’un côté comme de l’autre.
C’est par ailleurs ce qu’a reconnu Monsieur Malik FILALI lors de sa convocation par la Direction des ressources humaines de l’entreprise suite à l’alerte éthique lancée.
En outre, lorsque vous évoquez des démissions de conseillers solaires,
l’ambiance délétère, vous manquez de préciser que les démissions sont liées à des raisons personnelles et ne résultent pas de prétendus actes de harcèlement moral. Ces départs ne sauraient donc être imputés au mode de management choisi par Monsieur Malik FILALI.