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Continuer la lectureLa patronne du CEA brainstorme sur sa gouvernance
Arrivée en juillet, Anne-Isabelle Etienvre planche sur la recomposition de ses équipes. Numéro 2, secrétaire général… Plusieurs postes sont à pourvoir.
Il reste encore quelques cases à remplir dans la dernière version de l’organigramme du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). Trois mois après son arrivée comme administratrice générale, Anne-Isabelle Etienvre continue son tour d’horizon en vue de compléter l’équipe de ...
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Le secrétariat général de l’organisme est aussi en attente de titulaire. La fonction avait été créée quasi sur-mesure, en 2024, pour la directrice financière de l’époque Marie-Astrid Ravon-Berenguer. Si son départ pour le Centre national d’études spatiales (CNES) cet automne laisse le poste vacant, la question du maintien d’un secrétaire général au sein de l’organisme se pose aujourd’hui. C’est pour l’instant à Philippe Sansy, tout récemment renommé directeur des ressources humaines et des relations sociales du CEA, que la mission a été confiée par intérim. Cet historique de la maison, où il est entré il y a 35 ans, a tour à tour été directeur opérationnel adjoint de la puissante direction des applications militaires (DAM), directeur de l’audit, des risques et du contrôle interne et DRH. Sa nouvelle feuille de route à la tête des RH du Commissariat prévoit qu’il rende compte directement à l’administratrice générale. Une chose est acquise, si le secrétariat général est finalement maintenu, son périmètre sera revu.
Une fois réglé, ce mercato de rentrée pourrait ouvrir la porte à d’autres changements, en particulier à la tête de la direction des énergies (DES). Confiée en 2018 à Philippe Stohr, arrivé dans le sillage de l’ex-administrateur François Jacq, cette direction constitue le pôle de recherche appliquée de l’organisme et regroupe plus de 5 000 collaborateurs (sur les 16 000 que compte le CEA). Depuis cette date, l’entité a notamment concentré sa réflexion sur la convergence et les synergies entre le nucléaire et les renouvelables. « Un changement qui a eu pour conséquence de déployer des ressources financières et humaines sur des activités qui ne sont pas le cœur de métier du CEA », estime un spécialiste du secteur. De quoi provoquer quelques crispations au sein de la direction.
Pour faire marcher la boutique, Anne-Isabelle Etienvre va donc devoir élargir son vivier de compétences. Les noms de plusieurs profils capés circulent depuis quelques semaines pour rejoindre l’organisme, comme celui de Vincent Le Biez. Mais ce chef du pôle environnement énergie transport et logement à Matignon depuis septembre 2024 - qui a également été délégué interministériel au nouveau nucléaire (DINN) - pourrait aussi être courtisé par le privé…