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Énergie - Environnement

Nucléaire : Naarea voit partir son numéro deux

Après un placement en redressement judiciaire et le départ de son directeur général adjoint, la start-up mise sur l’arrivée de nouveaux investisseurs.

David Briggs
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Le placement en redressement judiciaire de la start-up du nucléaire Naarea, le 3 septembre dernier, provoque quelques effets de bords en interne. L’entreprise tricolore, fondée en 2020 par Jean-Luc Alexandre et Ivan Gavriloff, vient de voir partir son directeur général adjoint David Briggs. Cet ancien Senior Executive Lean Leader chez GE Healthcare, également passé par ABB en tant que Group Vice President BU Marketing & Sales, était arrivé dans l’entreprise il y a deux ans.

Naarea planche sur un petit réacteur nucléaire de 4e génération à neutrons rapides et à sels fondus visant à produire de l’électricité (40 mégawatts électriques) et de la chaleur haute température (80 mégawatts thermiques). Mais, faute de trésorerie et plombée par une dette d’environ 15 millions d’euros, la société a été contrainte, fin août, de se déclarer en cessation de paiement. Depuis sa création, l’entreprise a bénéficié d’environ 90 millions d’euros de capitaux privés et de fonds publics. Dont une subvention de 10 millions d’euros dans le cadre de l’appel à projets sur les « réacteurs nucléaires innovants » lancé par France 2030). Hélas, elle avait terminé son exercice 2023 en affichant une perte de 6,5 millions d’euros et l’année 2024 était restée financièrement compliquée.

La start-up dispose désormais d’une première période d’observation de six mois expirant en mars 2026. Mais elle a quelques raisons d’espérer : elle a reçu deux lettres d’intention de fonds susceptibles d’entrer à son capital. Naarea espère pouvoir en voir aboutir au moins l’une des deux prochainement. Avec en ligne de mire le World Nuclear Exhibition (WNE), le rendez-vous phare du secteur prévu début novembre au Parc des Expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis). Un salon lors duquel sa trajectoire sera scrutée à la loupe. Les deux fonds qui pourraient entrer à son capital étant cotés, Naaréa reste pour l’instant d’une discrétion de violette sur leur identité.

Interrogé, David Briggs n’a pas souhaité « s’exprimer sur ce sujet ».