Offrez un coup d’avance à vos collaborateurs

Énergie - Environnement

Mouvement en vue à la direction de la sécurité d’EDF

Le départ du directeur de la sécurité et de l’intelligence économique du groupe public Émile Pérez est prévu pour l’automne.

Photo
Blondet Eliot / Blondet Eliot/ABACA

Pas de trêve estivale pour les enjeux de sécurité chez EDF… L’énergéticien présidé par Luc Rémont traverse une séquence particulièrement intense depuis plusieurs mois pour assurer la préservation de ses intérêts : côté grand public, le groupe est jusqu’à septembre sous les feux des projecteurs en tant que sponsor « premium » des Jeux olympiques - il est notamment derrière la montgolfière de Tuileries. Côté production, le groupe cumule de multiples défis avec la relance du programme nucléaire. La construction de six nouveaux réacteurs EPR 2 et la mise en service de la centrale de Flamanville, en Normandie, le maintiennent dans le viseur des associations antinucléaires. Ces derniers mois, l’opposition n’est pas retombée : Greenpeace reste sur la brèche. L’ONG a publié en mars un rapport au vitriol sur le coût du nouveau nucléaire et la possibilité d’intrusions de militants de l’association environnementale dans ses emprises reste réelle.

De quoi maintenir la pression sur les équipes dédiées à la sécurité de l’énergéticien, lesquelles vont changer de pilote dans les prochains mois, avec le départ en retraite du directeur de la sécurité et de l’intelligence économique Émile Pérez. Arrivé en 2017, l’ancien policier, qui a dirigé le syndicat des commissaires, la direction de la formation de la police et la direction de la coopération internationale du ministère de l’intérieur, va partir à l’automne. La désignation de son successeur à ce poste sensible est à la main du PDG Luc Rémont et du secrétaire général Brice Bohuon.

Dans sa prochaine vie, Émile Pérez ne sera cependant pas complètement déconnecté des réseaux de l’entreprise publique. Proche de Cédric Lewandowski, patron de la direction production nucléaire et thermique d’EDF et nouveau président du Club des directeurs de sécurité des entreprises (CDSE), il a été nommé fin juin conseiller spécial de cette structure regroupant l’essentiel des responsables de la sécurité des entreprises du Cac 40 et du SBF 120, après en avoir été le vice-président.