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Continuer la lectureÉlectricité verte : le patron d’Ekwateur Julien Tchernia sur le départ
Il avait fondé ce fournisseur alternatif en 2015 avec Jonathan Martelli. Le chiffre d’affaires de l’entreprise a baissé de 24 % en 2024.
C’est la surprise de l’été chez Ekwateur : selon nos informations, Julien Tchernia, le PDG du fournisseur alternatif d’électricité et de gaz verts, pourrait bientôt quitter la société qu’il a cofondée en 2015 avec Jonathan Martelli. Des discussions sont en cours avec les actionnaires. Ce départ ouvrira une nouvelle phase pour Ekwateur, qui a reçu en 2020 le label Next40 du programme d’accompagnement French Tech 120. Un dispositif voulu par l’État pour accompagner les jeunes pousses en forte croissance. En dix ans, l’entreprise n’a pas chômé. Elle revendique aujourd’hui 250 000 clients.
Toutefois, si elle a réalisé en 2024 un chiffre d’affaires de 582 millions d’euros, elle a dégagé un résultat net négatif de 11,3 millions d’euros. Une performance en net recul par rapport à l’année précédente où son chiffre d’affaires avait culminé à 768 millions d’euros en 2023 pour un bénéfice de 1,68 million d’euros. Pour doper sa croissance, Ekwateur avait espéré entrer en Bourse en 2021 en vue de lever 40 à 50 millions d’euros. Mais faute de conditions de marché favorables, le projet avait été abandonné. C’est finalement le fonds britannique Quantum Pacific, lié à l’homme d’affaires israélien Idan Ofer, qui en avait pris le contrôle l’année suivante, via sa filiale Ansonia Holdings Singapore BV. L’investisseur avait racheté les titres des majoritaires (Aster, BNP Paribas Développement, Bouygues Télécom Initiatives…) pour 40 millions d’euros et procédé à une augmentation de capital de 30 millions d’euros. Selon GreenUnivers, les deux cofondateurs avaient à l’époque conservé 25 % des parts et s’étaient engagés à rester au moins quatre ans chez Ekwateur.
Présidence de l’Anode
Le départ de Julien Tchernia, qui a précisé à l’Informé ne « faire aucun commentaire » sur nos informations, laisse également un autre poste dans l’expectative : celui de président de l’Association nationale des opérateurs détaillants en énergie (Anode), où il a été élu en novembre 2024 pour un mandat de deux ans. La question de sa succession à la tête de cette structure de lobbying des fournisseurs alternatifs à EDF, à laquelle adhèrent par exemple Énercoop, Ilek, Plénitude (groupe ENI), Mint énergie ou Vattenfall, est désormais posée.