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Continuer la lectureParquest lève plus de 400 millions d’euros pour son nouveau fonds de LBO
La société de gestion a dépassé son objectif initial. Une opération menée au moment même où le patron historique, Denis Le Chevallier, transmet la présidence.
La plupart des acteurs du private equity ne s’en cachent pas : lever un fonds n’a rien d’une promenade de santé dans la morosité économique ambiante. Mais certains gérants s’en tirent bien. C’est le cas de Parquest Capital, une société d’investissement française connue pour avoir investi, entre autres, dans le spécialiste de l’épargne salariale Eres, la marque de literie Tediber, l’agence d’intelligence économique Adit, les cliniques Vivalto Santé ou le sous-traitant pharmaceutique Unither. La structure, dont la création remonte au début des années 2000, cherchait 400 millions d’euros pour son véhicule Parquest Capital 3. Au final, elle a dépassé son objectif, a appris l’Informé : selon nos informations, le fonds a signé son « closing final » avec 415 millions d’euros au compteur.
Pour rappel, dans le private equity, lorsqu’un gérant monte un fonds, il lui faut convaincre des investisseurs institutionnels (assureurs, fonds de retraite, entités publiques ou fonds souverains…) ou des familles fortunées de lui confier leur argent pour une durée de dix ans. Le financier investit ensuite ces ressources au capital des entreprises, dans l’optique de céder ses participations quelques années plus tard avec une confortable plus-value - de manière à retourner aux souscripteurs beaucoup plus que leur apport initial. Ici, Parquest Capital a notamment obtenu l’engagement du Fonds européen d’investissement (filiale de la BEI) mais aussi de NN Group, filiale d’assurance de la banque ING… à qui appartenait la société de gestion jusqu’à sa prise d’indépendance, en 2014. Les ponts n’ont donc pas été totalement coupés entre Parquest et son ex-maison mère, même si cette dernière n’est plus, pour le gérant, qu’un souscripteur comme un autre, alors qu’il investissait auparavant exclusivement pour son compte.
En une dizaine d’années, Parquest a levé trois véhicules. Signe que le spécialiste des LBO a plutôt le vent en poupe, le dernier a une taille sensiblement plus élevée que son prédécesseur, qui avait réuni 310 millions d’euros en 2017. Début mai, environ 20 % de la force de frappe du nouveau fonds était déjà injectée, notamment dans le réseau d’imagerie médicale Imaneo en fin d’année dernière. C’est également via ce véhicule que Parquest se positionne actuellement pour une prise de participation minoritaire dans l’enseigne d’aide à domicile Vitalliance. Globalement, le gérant s’intéresse à trois secteurs : la santé, les biens de consommation et les services aux entreprises.
Détail important : Parquest lève ce fonds tout en faisant évoluer sa gouvernance. Selon nos informations, le patron historique de la société de gestion, Denis Le Chevallier (67 ans) prend du recul : il transmet la présidence à l’associé Pierre Decré (60 ans).