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En difficulté, la start-up immobilière Bellman intéresse six repreneurs

Mise en redressement judiciaire le 30 novembre 2023, la société fondée il y a quatre ans par Antonio Pinto et Jonathan Ratier verra son avenir tranché dans les prochains jours.

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Pascale Gueret - stock.adobe.com

La sortie de route se confirme pour l’ancienne pépite des néosyndics Bellman. Qualifiée de succès fulgurant par Les Échos un an après sa création en 2019, la jeune pousse parisienne qui voulait révolutionner le marché des syndics de copropriété avec son offre digitale a été placée en redressement judiciaire le 30 novembre 2023. Malgré 17 millions d’euros levés (auprès de Breega, Lakestar, Kima Ventures, Financière Saint James…), puis un repositionnement de son business sur l’édition de logiciels et la franchise de syndic et gérance, en 2022, Bellman n’est pas parvenue à faire face à ses 5,4 millions d’euros de dettes.

Selon les informations de BusinessImmo, une demi-douzaine de repreneurs potentiels sont entre-temps sortis du bois pour reprendre les actifs de la start-up créée par Antonio Pinto et Jonathan Ratier. Le premier n’est autre que le groupe Baelen, une ETI familiale de plus de 700 millions d’euros de chiffre d’affaires et 2 500 collaborateurs, maison mère de l’éditeur de logiciels SoftNext. Elle prévoit d’offrir 20 000 euros pour la totalité des actifs et de reprendre 13 salariés, sur les 32 que compte Bellman à ce jour (contre 120 à son apogée).

La plateforme de gestion collaborative d’immeuble ChouetteCopro, éditée par ChouetteImmo, propose quant à elle 30 000 euros et le maintien de neuf collaborateurs, tout en assurant un apport en fonds propre d’un million d’euros. Du côté d’Inch, une plateforme CRM pour les gestionnaires immobiliers développée par l’entreprise Geronimo (Thibaut Favre), l’offre comprend un chèque d’environ 10 000 euros et la reprise de 5 salariés.

Enfin, quelques entrepreneurs ont aussi tenté leur chance : Philippe Suchet, cofondateur de Zappli (revendue à Shopzilla) et de Kefta (cédée à Acxiom), propose de payer 5 000 euros pour les actifs et de s’adjoindre les services de cinq employés. Delphine Merle, cofondatrice de l’administrateur de biens White Bird et de la holding d’acquisition de cabinets d’administrateurs The Syndic Capital, vise une reprise pour un euro symbolique et entend reprendre six personnes. Moins disant, Benoit Ginet, fondateur de la plateforme d’immatriculation en ligne Eplaque.fr, tente un rachat pour un euro symbolique et le maintien de deux postes seulement.

Demain, Bellman pourrait donc être amenée à se rapprocher d’un gestionnaire de bien. Ironie du sort, la start-up avait provoqué l’ire de cette profession, en déployant une vaste campagne publicitaire assimilant les copropriétaires à des adeptes du sadomasochisme s’ils conservaient leur syndic traditionnel.

Contactée, la direction de Bellman n’a pas souhaité répondre.

Article modifié le 2 février avec l’ajout de la source BusinessImmo qui avait également repéré l’information.