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Luxe

Hôtellerie : les nouveaux déboires de Michel Ohayon, l’ex-patron de Go Sport et Camaïeu

L’homme d’affaires bordelais va devoir verser plus de 23 millions de dollars au groupe Hilton, partenaire mécontent à Jérusalem. Une (grosse) tuile de plus.

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DENIS CHARLET / AFP

Décidément, tout ce que touche Michel Ohayon se transforme en plomb ces derniers mois. Le magnat du commerce a vu ses enseignes textile chavirer les unes après les autres : Go Sport et Gap (vendues à la barre du tribunal), Camaïeu (liquidée)… Mais dans l’hôtellerie aussi, les affaires se corsent. Selon nos informations, l’entrepreneur va devoir payer au moins 23 millions de dollars au groupe Hilton, son partenaire d’affaires en Israël.

Le problème ? Fin 2017, alors qu’il possédait déjà le Trianon Palace de Versailles et le Grand Hôtel de Bordeaux (via sa holding la Financière Immobilière bordelaise), Michel Ohayon s’est offert un nouveau joyau à plus de 160 millions de dollars : le Waldorf Astoria de Jérusalem. Plusieurs sociétés du Français ont alors noué des contrats de gestion avec le géant américain Hilton, chargé d’exploiter le cinq étoiles, et ont également contracté un prêt d’environ 17 millions auprès de lui. Sans respecter, ensuite, leurs engagements financiers. Saisi par le groupe hôtelier, le tribunal arbitral de la chambre de commerce internationale, situé à Paris, a alors condamné l’homme d’affaires à verser 18,6 millions de dollars pour honorer ses obligations , assortis de 4,3 millions d’intérêts et de frais de procédure fin 2022. Seulement voilà, le Bordelais a essayé d’échapper à la sanction devant la justice française. Après un an de procédure vaine, il se retrouve maintenant à devoir faire face à une ardoise encore plus lourde, gonflée par les intérêts supplémentaires, fixés à 14 % par an. Une addition qui continuera d’augmenter, tant qu’elle ne sera pas réglée.

Entre-temps, Michel Ohayon se serait séparé du Waldorf Astoria... mais ses autres hôtels de luxe lui causent des difficultés. En février 2023, le Monde révélait que trois holdings liées à la Financière immobilière bordelaise, en charge du Grand Hôtel de Bordeaux, du Waldorf Astoria Trianon Palace de Versailles et du Sheraton de Roissy aéroport, étaient placées en redressement judiciaire, plombées par le non-remboursement de plus de 200 millions d’euros d’emprunts. La procédure avait été réclamée par Bank of China, inquiète de ne recevoir aucun remboursement pour trois prêts accordés entre février 2014 et janvier 2017, de 56, 70 et 75 millions d’euros. Selon CFNews Immo, l’homme d’affaires aurait depuis mis sur le marché le Waldorf Astoria VersaillesTrianon Palace et le Sheraton Roissy-Charles-de-Gaulle pour près de 400 millions, certainement pour renflouer ses caisses et honorer sa montagne de dettes. Contactés, les avocats de Michel Ohayon et du groupe Hilton ne nous ont pas répondu.