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Continuer la lectureParis : les trois opérateurs de scooters en libre-service sélectionnés
Sur neuf offres reçues, la Mairie de Paris a retenu trois candidatures pour exploiter des flottes de scooters électriques autorisés à circuler dans la capitale pendant cinq ans. Anne Hidalgo mettra ce choix au vote début juillet.
Dix-huit mois d’attente dont plus de douze de retard auront été nécessaires pour que la Mairie de Paris attribue le marché des scooters électriques partagés, lors de la dernière session du Conseil de Paris avant l’interruption estivale, du 4 au 7 juillet. Lancé en décembre 2021, l’appel à candidature...
Selon un projet de délibération remis aux élus consulté par l’Informé, Anne Hidalgo proposera au vote des élus du Conseil de Paris que le marché soit attribué à Yego, fondé par des Français à Barcelone, Cityscoot, récemment sauvé de la faillite par ses actionnaires RATP et Caisse des dépôts et consignations, et l’espagnol Cooltra. Les trois lauréats exploitent déjà un service de location en autopartage dans les rues de la capitale. Ils mettront en circulation jusqu’à 7500 scooters les deux premières années, et jusqu’à 9000 scooters ensuite. Pour chacun d’eux, les recettes de ce nouveau marché sont évaluées jusqu’à 20 millions d’euros par an.
Le quatrième opérateur actuel à Paris, Troopy, n’a de son côté pas été sélectionné. Cette filiale du groupe de concessions auto et moto Chapat a lancé dès 2018 une offre de scooters électriques 50 cm³ et 125 cm³ en free floating. Elle compte aujourd’hui 60 salariés et des sous-traitants. Parmi les autres opérateurs éconduits, on compte également le spécialiste néerlandais des mobilités urbaines Felyx, son compatriote Go Sharing ainsi que la filiale dédiée aux mobilités du conglomérat de BTP espagnol Acciona. À la différence de Chapat, ils n’avaient toutefois pas d’activité à Paris jusqu’à présent.
Le processus de vérification par les services de la Ville a réservé quelques surprises. Au départ, les trois offres ayant reçu la meilleure note étaient celles émises par Yego, Cityscoot suivis par l’espagnol Reby Global. Mais cette start-up fondée à Barcelone en 2018, qui exploite des flottes de véhicules électriques dans plusieurs villes en Italie et en Espagne, a rencontré des problèmes économiques malgré le soutien de l’investisseur public espagnol Cofides. Les services administratifs de la capitale ont constaté que l’entreprise avait été radiée du registre du commerce au printemps. Ne disposant plus des conditions administratives nécessaires, l’offre de Reby a dû être éliminée.
La Direction de la voirie et des déplacements de la Mairie de Paris s’est alors tournée vers la société Check Technologies, qui était placée en 4e position selon les critères économiques, environnementaux, de disponibilité de l’offre et de sécurité des usagers définis par l’appel d’offres municipal. Mais l’opérateur néerlandais a finalement préféré se désister. Résultat : la Ville a retenu la société Cooltra, classée en 5e position. Celle-ci a en effet remis une offre financière canon, en proposant une redevance versée à la Ville de 175 euros par véhicule et par an. Bien supérieure aux 80 euros proposés par Yego et aux 110 euros proposés par Cityscoot.