L'abonnement à l'Informé est à usage individuel
Un autre appareil utilise actuellement votre compte
Continuer la lectureL’ex-GFI Informatique veut se séparer de sa branche d’édition de logiciels
Contrôlée par le fonds américain Bain Capital, l’entreprise de services numériques Inetum souhaite vendre une activité qui ne colle plus à sa stratégie.
Ménage en vue chez Inetum, l’entreprise de services numériques longtemps connue sous le nom de GFI Informatique. Depuis l’an passé, des rumeurs persistantes couraient sur une possible mise en vente de son activité d’édition de logiciels, un business d’environ 200 millions d’euros de chiffre d’affaires sur les 2,4 milliards du groupe. Selon nos informations, Inetum et son actionnaire, le fonds Bain Capital, ont décidé de passer à l’action et de s’entourer de Goldman Sachs comme conseil pour piloter une cession pour les prochains mois.
Cette activité ne devrait pas être cédée en un seul bloc. La plus grosse partie fera l’objet d’une enchère qui devrait surtout attirer les fonds, même si l’implication d’acheteurs industriels n’est sans doute pas à exclure. Seront ici concernés des logiciels destinés aux administrations publiques - notamment dans le domaine de la fiscalité locale, de la gestion d’établissements médico-sociaux ou de services de transports - et d’autres dédiés à des tâches plus transverses : ressources humaines, pilotage de chaînes d’approvisionnement, gestion de documents en format numérique… Les logiciels sectoriels d’Inetum (santé, services financiers) devraient en revanche faire l’objet d’une cession à part. Le périmètre mis aux enchères dégagerait un Ebitda compris entre 20 et 30 millions d’euros. « Son futur propriétaire devra s’attaquer à une phase de transformation, notamment parce que la bascule de l’activité vers du ‘Software as a service’ n’a pas été pleinement effectuée », juge un banquier spécialisé dans le secteur. Le Saas désigne un modèle où le client paie un abonnement pour utiliser un logiciel hébergé à distance sur le cloud : une martingale qui offre aux éditeurs des rentrées récurrentes de cash, tout en facilitant les mises à jour et la maintenance.
Cette cession permettrait à Inetum de pleinement se concentrer sur les services et le conseil autour des processus et des infrastructures informatiques. Ces activités l’amènent notamment à servir de relais aux géants du logiciel (Microsoft, SAP, Salesforce, Service Now…) dont le Français met en place les offres au sein des entreprises en les adaptant à leurs besoins. Sorti de la Bourse en 2022, Inetum avance depuis près d’un an sous la conduite d’un nouveau patron, Jacques Pommeraud cet ancien de Bureau Veritas a pris la suite de Vincent Rouaix, qui était à la tête du groupe depuis 2009.
Contactée par l’Informé, Inetum n’a pas donné suite à nos sollicitations.