Offrez un coup d’avance à vos collaborateurs

Tech - Télécom

Hitachi revend le spécialiste français de l’infogérance oXya

Montefiore Investment reprend les rênes de cette entreprise de services numériques qui affiche plus de 140 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Photo
BEHROUZ MEHRI / AFP

Clap de fin pour oXya chez Hitachi. Selon nos informations, cette entreprise française spécialisée dans l’infogérance et le conseil technique s’apprête à être revendue par le géant japonais, qui l’avait rachetée il y a huit ans à ses fondateurs. Son nouveau propriétaire ? Montefiore Investment. Le fonds dirigé par Daniel Elalouf est un habitué du secteur numérique. Il y a trois ans, il avait opéré le rachat du prestataire de services numériques Open, alors coté sur Euronext. En 2019, il s’est aussi associé à Vincent Klingbeil, le fondateur de la société de conseil en transformation numérique Ametix (rachetée par Docaposte) pour faire émerger European Digital Group… dont la vente est toujours en cours chez Lazard.

En reprenant oXya, Montefiore s’offre un acteur réputé pour ses services techniques, ses services managés et ses solutions cloud (en mode privé, public ou hybride) pour les applications SAP. À ce titre, il assure la conception, la migration et la gestion des infrastructures et des opérations de support pour près de 400 clients, dont des multinationales. « Le groupe présente toutefois le défaut d’être très dépendants des clients de la marque Hitachi », estime un banquier. Une concentration qui n’a toutefois pas freiné sa croissance. Lors de son exercice clos le 31 mars 2022, oXya a affiché un chiffre d’affaires de plus de 140 millions d’euros, pour un Ebitda d’environ 19 millions. Six ans plus tôt, ses revenus n’étaient encore que de 79 millions d’euros, pour un fragile résultat d’exploitation avant amortissements et provisions de 3 millions.

Contacté, Hitachi n’a pas souhaité commenter les raisons de la vente de cette société créée en 1998. À l’époque, le dirigeant d’oXya se félicitait d’avoir opéré un rapprochement à même d’attirer les plus grands comptes hexagonaux. Le risque d’un effet inverse avec la prise d’indépendance de l’entreprise tricolore n’est donc pas à exclure. Reste que le groupe parisien a su tirer profit de cette alliance pour grandir à l’international. Historiquement fort en France et en Belgique, il est désormais implanté au Royaume-Uni, en Espagne, aux États-Unis, au Canada et en Chine.