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Continuer la lectureFrench Tech : Didomi attire un nouvel investisseur américain
Ce spécialiste des données personnelles a conçu une plateforme permettant aux marques de jongler avec les préférences des internautes et les réglementations de type RGPD.
La French Tech continue de susciter les convoitises de l’autre côté de l’Atlantique. Dernier exemple en date avec Didomi, une start-up née en 2017 qui a mis au point un logiciel permettant aux entreprises de gérer les préférences des internautes en matière de partage de données personnelles - dans le jargon, on appelle ce type d’outil une « consent management platform ». Selon nos informations, l’entreprise est en passe d’accueillir un nouvel actionnaire de référence, le fonds californien Marlin Equity Partners (connu en France pour contrôler notamment la fintech de services de paiements internationaux iBanFirst). La prochaine arrivée de cet investisseur chez Didomi a fait l’objet d’un accord signé il y a quelques semaines, et résulte de négociations où la jeune pousse était conseillée par la banque d’affaires Clipperton.
Ce n’est pas la première fois que la start-up basée à Paris se tourne vers des acteurs financiers. Après s’être autofinancé pour ses premiers exercices, Didomi s’était tourné vers le petit monde du capital-risque pour deux tours de table. Le premier, qui remonte à 2020, avait été mené par le fonds de venture français Breega pour un total de 5 millions d’euros. Le financier avait à nouveau pris part à l’augmentation de capital suivante, en 2021, aux côtés d’un autre investisseur américain (quant à lui originaire de Boston) Elephant Ventures, pour 34 millions d’euros. Ces deux investisseurs sont aujourd’hui les principaux actionnaires de l’entreprise avec ses dirigeants fondateurs, dont Romain Gauthier, son PDG.
Si les chiffres d’activité de Didomi ne sont pas publics, l’entreprise aurait totalisé une quinzaine de millions d’euros de revenus annuels récurrents (ARR) en 2024, a appris l’Informé. En revanche, l’entreprise affiche volontiers ses références clients, où l’on trouve des grandes entreprises françaises (Orange, Iliad, Société Générale, SNCF, Michelin…) et étrangères (Rakuten, Volvo, Harrods…). Ces sociétés recourent à ses services pour se conformer à des réglementations telles que la RGPD européenne, et stocker les consentements des internautes.
Détail important : Didomi s’apprête à boucler la recomposition de son capital alors qu’elle devrait bientôt finaliser une opération de croissance externe. L’entreprise compte en effet prendre le contrôle d’Addingwell, une start-up lilloise créée en 2021, qui développe un logiciel complémentaire à celui de Didomi, permettant de faciliter la collecte et la gestion des données d’une audience.
Contactés par l’Informé, la direction de Didomi, celle d’Addingwell ainsi que Marlin Equity Partners n’ont pas donné suite à nos sollicitations. Clipperton n’a pas souhaité faire de commentaires.