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Continuer la lectureFaute de Lune, Thomas Pesquet se lance dans le business
Le spationaute vient de créer une société pour donner des conférences et gérer ses droits audiovisuels et photos. Une façon de s’émanciper de l’ESA. Et de s’occuper en attendant une prochaine mission.
La tête dans les étoiles mais les pieds bien sur Terre. L’astronaute Thomas Pesquet vient de créer sa société commerciale Arcturus, du nom d’une étoile de la constellation du Bouvier, a appris l’Informé. Cette entreprise, dont les statuts ont été déposés en février, doit s’occuper de gérer sa partici...
Deuxième personnalité préférée des Français après Jean-Jacques Goldman selon le classement du Journal du Dimanche, Pesquet n’a pas attendu de créer sa société pour multiplier les apparitions publiques. Habitué des plateaux télés, conférencier expérimenté, twitto (1,4 million de followers) et instagrameur (2,5 millions) assidu, il est devenu une star médiatique. Objet d’un documentaire au cinéma en 2022 (Dans les yeux de Thomas Pesquet et autres aventures spatiales), il sera aussi la vedette de l’émission Thomas Pesquet, objectif France diffusée sur France 2 ce mardi 25 avril. Il a aussi publié un livre de photos l’an dernier. La Terre entre nos mains (Éditions Flammarion) a été un best-seller avec plus de 180 000 exemplaires écoulés. Il n’a pourtant rien touché puisque les droits d’auteur ont été reversés aux Restos du Cœur.
Aurait-il compris que sa popularité pouvait désormais l’enrichir personnellement ? La création d’Arcturus s’inscrit en tout cas dans une démarche commerciale. Il faut dire que l’astronaute, qui a déjà passé au total 396 jours dans l’espace (un record pour un Européen), va avoir du temps devant lui ces prochaines années comme le note un proche. « Il n’a pas été retenu pour la prochaine mission Artemis qui doit faire le tour de la Lune (sans s’y poser) en 2024, au plus tôt, et son prochain vol interviendra au mieux en 2025. Mais encore faut-il qu’il soit sélectionné ». En réalité, le calendrier devrait être décalé jusqu’à 2027.
L’ESA ajoute que l’astronaute pourrait, à l’avenir, jouer le rôle d’expert auprès d’entreprises industrielles pour des projets conjoints entre l’institution européenne et des groupes privés pour la conception « d’une future capsule européenne, par exemple ». Encore faudra-t-il obtenir un feu vert politique. Il est attendu à la fin de l’année. Un projet qui ne pourra se faire « sans l’implication de nouveaux acteurs du secteur privé comme nous le constatons aux États-Unis », ajoute l’ESA.