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Continuer la lectureÀ la recherche d’un investisseur, Maddyness a approché CMA Media
Les dirigeants de la branche médias de l’armateur et du site d’information spécialisé sur l’économie du numérique se sont rencontrés pour discuter d’une vente. Mais CMA Media a finalement renoncé au deal.
Article mis à jour à 19 heures, les deux parties ayant finalement mis fin à leurs discussions dans la journée.
Depuis quelques jours, les équipes de Maddyness etaient en émoi. Car le site internet spécialisé sur l’économie du numérique et les start-up pourrait bientôt changer à nouveau de mains. Il a notamment approché CMA Media. Le groupe, déjà propriétaire de RMC BFM, la Tribune, la Tribune Dimanche ou encore d’Air & Cosmos, a étudié un rachat ou une prise de participation dans le site créé en 2013, a appris l’Informé. Au moins une réunion s’est tenue récemment entre les dirigeants des deux parties prenantes.
L’idée était de renforcer CMA Media dans le secteur de la high-tech. Et se serait inscrite dans le rapprochement attendu entre les équipes du site économique laTribune.fr et de la chaîne radio télé BFM Business autour de quatre thématiques sectorielles : tech et IA, aéronautique et défense, énergies et Europe-Afrique.
Mais, dans la journée de ce mercredi 4 février, CMA Media a informé le vendeur de la fin des pourparlers, apparemment suite à la parution de notre article en fin de matinée. Contactée, la porte-parole de CMA Media confirmait cet après-midi « avoir été sollicité par Maddyness », mais a démenti « formellement toute intention de rachat ». C’est peut-être le prix qui a fait achopper les discussions. « Le chiffre d’affaires en 2025 tourne autour de 2 millions d’euros, et Marc Menasé cherche à céder Maddyness pour un peu plus de 5 millions d’euros, un montant élevé », explique un proche du dossier.
Les articles de Maddyness étant majoritairement gratuits, le site tire ses revenus de la création de contenus en marque blanche (plus de 200 clients) et d’événements (les Maddy Invest Award, la Maddy Keynote IA…). En 2023, le business angel Marc Menasé (il a fait fortune en vendant l’agence Nextedia à Lagardère en 2007 pour 50 millions d’euros, et a ensuite investi dans The Big Whale, Molotov, Lydia, Yuka…) a pris le contrôle du site aux côtés des fondateurs Louis Carle et Étienne Portais. Tous deux ont quitté l’entreprise l’année dernière et la direction générale a été confiée à Carole Barkatz.
L’opération s’est faite sur une valeur d’entreprise de plus de 5 millions d’euros. Leur objectif était de le relancer après les difficultés des années Covid, et de doubler le chiffre d’affaires pour le porter à 8 millions d’euros d’ici à 2025. La société ne dépose plus ses comptes depuis 2021, date à laquelle les revenus s’élevaient à 2,8 millions d’euros, pour une perte de 447 000 euros. En outre, une verticale sur l’intelligence artificielle a été lancée il y a tout juste un an. Le redressement espéré n’est sans doute pas au rendez-vous car, l’an dernier, plusieurs activités ont été stoppées et la moitié des effectifs est partie, comme le révélait Challenges. De quoi, sans doute, redresser les comptes dans l’optique d’une vente à l’armateur marseillais.