L'abonnement à l'Informé est à usage individuel
Un autre appareil utilise actuellement votre compte
Continuer la lectureLes héritiers d’Albert Frère préparent la vente de l’opérateur de services satellitaires CLS
Offre professionnelleLe clan familial belge a mandaté Rothschild & Co afin de préparer sa sortie de l’ex-filiale du CNES pour 2026.
Les entreprises font appel à ses services pour établir des prévisions météorologiques et climatiques, pour surveiller les océans et des infrastructures offshore, ou encore pour étudier la faune et la flore… CLS fournit des systèmes d’observation et de surveillance par satellite permettant de collecter et d’analyser des données dans les endroits les plus isolés. Cette société française s’est longtemps développée dans l’orbite du Centre national d’études spatiales (CNES). Celui-ci avait fait entrer Ardian à ses côtés comme actionnaire minoritaire, en 2013, avant de profiter de la sortie du fonds de la place Vendôme en janvier 2020 pour en céder le contrôle. L’entité publique, qui avait alors choisi de conserver un tiers des parts, avait fait affaire avec Compagnie Nationale à Portefeuille (CNP), l’une des holdings des héritiers d’Albert Frère, le milliardaire belge décédé en 2018. Mais, pour CLS, une recomposition du capital se profile en 2026.
En effet, selon nos informations, CNP compte lancer dans le courant du premier semestre la revente des 66 % qu’il détient : la holding y travaille déjà en compagnie d’une banque d’affaires, Rothschild & Co. Par ailleurs, le CNES, qui reste un client important de CLS (il contribuerait encore pour 10 % à son chiffre d’affaires) devrait réinvestir une petite partie de ses produits de cession dans la nouvelle opération, de manière à rester actionnaire. Quand CNP avait pris les commandes de CLS en 2020, la holding familiale avait valorisé l’entreprise toulousaine environ 400 millions d’euros. Un prix qui représentait à l’époque près de 14,5 fois son Ebitda. Cette année, celui-ci devrait osciller entre 50 et 55 millions d’euros. Pour un chiffre d’affaires de 250 millions d’euros, en tenant compte de l’acquisition récente du britannique Ground Control, qui contribue par ailleurs à l’Ebitda pour 5 millions d’euros.
Les préparatifs autour de la recomposition du capital de CLS devraient aussi donner à l’entreprise l’occasion de redéfinir ses liens avec Kineis. Avant de lui donner son indépendance, CLS avait donné naissance à ce constructeur de nano satellites utilisés pour localiser des objets partout sur Terre. Il en reste le plus important actionnaire malgré des levées de fonds réalisées depuis 2020 auprès d’investisseurs extérieurs comme Bpifrance, mais aussi du CNES. « C’est un projet gourmand en fonds propres qui pourrait refroidir des investisseurs potentiellement intéressés par CLS », juge un banquier. Ainsi, chez CLS, l’hypothèse d’une « exfiltration » de sa participation dans Kineis serait envisagée, par exemple sous la forme d’une distribution aux actionnaires de CLS.
Cet article est réservé aux abonnés bénéficiant de l'Offre Pro
Vous n’êtes pas abonné(e) à l’Informé ou êtes abonné(e) à l’offre particuliers ? Découvrez nos offres professionnelles dédiées aux entreprises, collectivités ou tout autre type d'organisations.
Je m'abonnePourquoi l’Informé lance une “Offre Pro” ?
Depuis notre création en octobre 2022, de nombreux abonné(e)s nous ont demandé d’aller encore plus loin sur leur univers professionnel, de leur apporter des informations encore plus pointues sur leur marché. C’est pour répondre à ce besoin que l’Informé enrichit son offre avec des “articles pro”. La vie de votre secteur n’aura plus le moindre secret pour vous.