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Continuer la lectureAlain Weill vend (cher) son jet, Eiffage à la caisse, la régulation du cloud à Bruxelles… les télex de l’Informé
Les dernières brèves exclusives de la rédaction.
Publié : 10/01/2025 à 17:34 - Mis à jour : 17/01/2025 à 17:55
► Tech. La régulation du cloud avance. Le gouvernement vient de notifier à la Commission européenne un projet de décret prévu par la loi du 21 mai 2024 visant à sécuriser et à réguler l’espace numérique (SREN) : le texte, qui s’inscrit également dans le fil du règlement sur les données (Data Act) du ...
► Transports. C’est finalement Eiffage et non SNCF Réseau qui devra indemniser Emmanuel du Fresne de Beaucourt. En 2015, ce propriétaire d’un château classé du XVIIIe siècle dans la Sarthe, a dû se résoudre à ce que son parc de chasse soit traversé par la nouvelle ligne à grande vitesse entre Le Mans et Rennes. Si, dès le départ, le principe d’une indemnisation était acquis, SNCF Réseau et Eiffage (maître d’ouvrage et concessionnaire jusqu’en 2026) se renvoyaient la responsabilité de son paiement. Après des années de procédure, le Conseil d’État vient de décider qu’il reviendrait à l’entreprise de BTP de verser 657 920 euros au châtelain de Coulans-sur-Gée, en réparation de la perte de valeur vénale de sa propriété (où un mur antibruit de 1 320 mètres de longueur et 4 mètres de hauteur, coupant les allées cavalières, a dû être construit..). En 2019, le tribunal administratif de Nantes avait déjà condamné Eiffage, mais en appel la cour avait jugé que la responsabilité incombait plutôt à SNCF Réseau. Une décision cassée par le Conseil d’État le 8 février 2022, qui renvoyait l’affaire à la cour administrative d’appel de Nantes. Cette dernière a finalement imputé, début 2024, la responsabilité à Eiffage, un arrêt que vient de confirmer définitivement le Conseil d’État. Selon le deuxième jugement de la cour d’appel, « le contrat de partenariat litigieux, conclu en avril 2011 [entre Eiffage et SNCF Réseau, ndlr], prévoit que “le titulaire [la société Eiffage Rail Express] est responsable des dommages causés aux tiers, ainsi que des frais et indemnités qui en résultent », sans que cette dernière « puisse utilement invoquer la circonstance que le tracé de la ligne a été décidé avant la signature du contrat et lui a été imposé. » En matière de nuisances sonores occasionnées par cette LGV, 153 propriétaires sarthois ont ouvert une procédure devant le tribunal administratif de Nantes. Environ les deux tiers des requérants ont obtenu, en 2024, une indemnisation. Menées par l’association Cri 72, les actions en réparation des troubles dans les conditions d’existence et de perte de la valeur vénale des biens ont représenté au total 5,5 millions d’euros d’indemnités, toutes à la charge d’Eiffage. Le groupe de BTP présidé par Benoît de Ruffray a fait appel pour tous les dossiers. T.M.
►Aviation privée. Alain Weill a vendu son jet privé… avec une jolie plus-value ! Le propriétaire de l’Express a cédé pour 18,6 millions de dollars ce Falcon 7X acheté en 2021 pour 12,5 millions. L’appareil, qui a effectué 170 vols en 2023, était destiné à la fois à son usage personnel et loué à des tiers le reste du temps. Il appartenait à une holding personnelle baptisée Valmair, qui a réalisé 3,1 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2023. Contacté, Alain Weill explique avoir décidé d’arrêter ses activités dans l’aviation privée pour une série de raisons : « évolution de la fiscalité, image et impact environnemental » (ce modèle émet 3,7 tonnes de CO2 par heure, selon le site Conklin & de Decker). L’homme de médias avait acheté son premier avion, un 680A Citation Latitude de Cessna, en 2016 pour le revendre quatre ans plus tard pour 9,8 millions d’euros, dégageant à l’occasion une plus-value d’un million. Il l’avait remplacé par un Citation M2 de Cessna, dont s’il s’était séparé en 2021. Financièrement, ses trois investissements cumulés auront été « globalement neutres », précise l’ancien patron de BFM TV. J. H.
Par Marc Rees, Thierry Mestayer et Jamal Henni.