Offrez un coup d’avance à vos collaborateurs

Tech - Télécom

Orange : la quête du futur président confiée à Brigitte Lemercier

Trois noms ont été sélectionnés par la papesse des chasseurs de têtes. L’instabilité politique complique toutefois la prise de décision, attendue entre janvier et février 2026 au plus tôt.

Le mandat du président d’Orange, Jacques Aschenbroich, arrive à son terme en 2026.
Le mandat du président d’Orange, Jacques Aschenbroich, arrive à son terme en 2026. LUDOVIC MARIN / AFP

Son nom n’était encore sorti nulle part, mais le voir rejaillir sur cette chasse est presque une évidence. Selon nos informations, Brigitte Lemercier, la discrète papesse des chasseurs de têtes du CAC40, notamment à l’origine des placements de Luca de Meo chez Renault et de Catherine MacGregor chez E...

Selon plusieurs sources, trois noms seraient en lice, dont deux avaient déjà été évoqués par la Lettre : Bruno Mettling, ancien DRH d’Orange, et Pierre Louette, ex-directeur général délégué et secrétaire général d’Orange. Mais c’est surtout un nom bien connu des équipes qui pourrait créer la surprise. Selon nos informations, il s’agit de Stéphane Richard. Ayant effectué deux mandats de PDG à la tête du groupe de télécommunications, il avait déjà tenté d’en prendre la présidence en 2022 lors de la dissociation des fonctions, avec le poste de directeur général dévolu à Christel Heydemann. Mais il en avait alors été empêché à cause de sa condamnation en 2021 dans l’affaire Tapie-Crédit Lyonnais, concernant un arbitrage de l’État lorsqu’il était directeur de cabinet de la ministre de l’économie Christine Lagarde.

Devenu banquier d’affaires chez Perella Weinberg Partners où il conseille d’ailleurs Free, son profil revient aujourd’hui sur le devant de la scène à la faveur d’une décision de justice. La cour de cassation a en effet partiellement annulé sa condamnation en juin dernier, lui laissant désormais davantage le champ libre. Car son parcours présente plusieurs atouts pour la présidence d’Orange. Tout d’abord, le sexagénaire connaît bien l’actuelle directrice générale, qu’il avait fait entrer au conseil d’administration dès 2017. Ensuite, il a travaillé sur plusieurs schémas de consolidation par le passé pour passer de quatre à trois opérateurs. Une expérience importante dans les discussions actuelles sur une vente à la découpe de SFR.

Enfin, il peut compter sur des appuis à l’Élysée. Il affiche une grande proximité avec Emmanuel Moulin, secrétaire général du Château. Un élément clé, car l’État, au travers de l’agence des participations et de Bpifrance, est le premier actionnaire d’Orange avec 23 % du capital. Et il aura donc son mot à dire. Mais l’instabilité politique laisse planer beaucoup d’incertitudes sur ce processus qui pourrait se boucler au mois de janvier ou février prochain. Qui sera le ministre de l’économie à ce moment-là ?

D’autres noms ont été avancés dès le mois de juillet par la presse tels que Pascal Cagni, président de Business France, Gilles Grapinet, ancien dirigeant de Worldline ou encore François Barrault, président du Digiworld Institute. Mais l’opérateur et son conseil d’administration cherchent surtout à s’appuyer sur des compétences en lien avec son futur plan stratégique axé notamment autour des sujets de consolidation et de développement de l’intelligence artificielle.

Contactés, Stéphane Richard, Bruno Mettling et Brigitte Lemercier n’avaient pas répondu à nos sollicitations au moment de la publication. Pierre Louette a tenu à démentir en précisant : « Je suis bien engagé et occupé là où je suis ! » (au sein du groupe Les Échos Le Parisien, ndlr). De son côté, Orange n’a pas souhaité faire de commentaire.