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Orange en passe de trouver un partenaire pour ses data centers

L’opérateur historique français avait mandaté Evercore pour céder une part du capital de ses infrastructures à des tiers et lever de l’argent. Un fonds d’investissement tient la corde.

La directrice générale d’Orange, Christel Heydemann, souhaite ouvrir le capital de ses data centers en France.
La directrice générale d’Orange, Christel Heydemann, souhaite ouvrir le capital de ses data centers en France. THIBAUD MORITZ / AFP

Orange veut accélérer dans l’intelligence artificielle. Pour se doter de moyens financiers et investir dans ce secteur, l’opérateur historique est en train de finaliser l’ouverture du capital de ses data centers en France. Comme évoqué par l’Informé fin 2024, le groupe avait mandaté la banque d’affaires Evercore pour sonder l’appétit de fonds d’investissement. Le processus est entré dans sa phase finale avec trois spécialistes des infrastructures : le français Vauban Infrastructure Partners, l’australien Macquarie et le néo-zélandais Morrison. Ce dernier tiendrait la corde pour cette opération qui devrait se boucler dans les prochaines semaines. Fondé en 1988, ce pure player des dossiers « infra » (aéroports, autoroutes, réseaux de fibre optique...) détient plus de 30 milliards de dollars américains d’actifs principalement en Nouvelle-Zélande, en Australie et en Asie. Depuis six ans, Morrison pousse les feux sur le Vieux Continent et s’est déjà associé à EDF en 2024 pour financer le développement de son réseau Izivia de bornes de recharge ultrarapide à destination des véhicules électriques.

Le fonds retenu prendra une participation minoritaire (de 40 à 49 %) dans quatre sites de data centers d’Orange présents en France. L’opérateur devrait récolter des centaines de millions d’euros de cette vente pour accélérer ses investissements dans l’intelligence artificielle, un secteur qui nécessite beaucoup de capitaux pour financer, notamment, l’achat des processeurs (GPU). Cette opération s’inscrit aussi dans le nouveau plan 2026-2030, Trust the Future, voulu par la directrice générale, Christel Heydemann. Dévoilé en février dernier, ce programme repose sur trois axes de développement dont une meilleure proximité avec les clients et la croissance par l’innovation grâce, notamment, à l’IA.

Ce type de montage financier n’est pas une première dans le secteur. En 2023, SFR avait déjà fait de même en cédant 70 % du capital de ses data centers réunis dans sa filiale UltraEdge à Morgan Stanley. Cette transaction avait été réalisée sur une valorisation de 764 millions d’euros. Ce qui explique qu’UltraEdge ne fasse pas partie des activités cédées à Bouygues Telecom, Orange et Free dans le cadre du rachat en cours de SFR.

Contacté, Orange n’a pas souhaité faire de commentaire.