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Tech - Télécom

Orange met en vente Globecast, sa filiale de diffusion de contenu vidéo

L’opérateur télécoms a mandaté une banque d’affaires pour se séparer de cette entité qui retransmet des flux vidéos pour des plateformes TV lors des évènements comme le Tour de France ou les JO 2024.

La patronne d’Orange Christel Heydemann poursuit son ménage dans les activités du groupe.
La patronne d’Orange Christel Heydemann poursuit son ménage dans les activités du groupe. JOAN CROS / NurPhoto via AFP

L’heure est toujours au ménage chez Orange. L’opérateur télécoms cherche à se défaire de certaines activités qui ne font plus partie de ses priorités. Après l’arrêt d’Orange Bank et la cession à Canal+ de ses chaînes de cinéma (OCS), la directrice générale, Christel Heydemann, continue le recentrage ...

D’après plusieurs sources, l’opérateur a confié un mandat de vente à la banque d’affaires Barber Hauler. Des éléments du dossier ont été envoyés dans le courant de l’été à divers acteurs susceptibles de se positionner. Des fonds d’investissement spécialisés dans les entreprises sous-performantes ont notamment été contactés. Mais la porte ne serait pas non plus fermée à des repreneurs industriels. Les discussions entrent dans le vif du sujet : le premier tour des enchères (qui débouchera sur la remise d’offres indicatives, non-engageantes) ayant récemment débuté.

Basé à Issy-les-Moulineaux, Globecast fournit des services de numérisation, d’agrégation, de transmission et de formatage de contenu vidéo. La filiale d’Orange est entre autres à la manœuvre dans la couverture et la diffusion de compétitions sportives pour des plateformes TV.. Elle est par exemple un prestataire de longue date de France Télévisions pour la retransmission du Tour de France ou encore pour le groupe qatari Al Jazeera Media. Globecast a aussi été à la manœuvre pour les Jeux Olympiques et paralympiques, comme ceux de Paris en 2024. Mais l’an dernier, elle a surtout fait la Une en raison d’un scandale lié à cet événement mondial. L’un de ses salariés avait caché des micros dans quatre salles de réunion dans lesquelles siégeait le comité exécutif et avait enregistré des centaines d’heures de conversation. L’employé s’était justifié par la crainte d’être touché par un plan de licenciement.

Contacté par l’Informé, Orange n’a pas souhaité faire de commentaires.