Offrez un coup d’avance à vos collaborateurs

Santé

Ophtalmologie : l’avenir flou des « médicobus » de Sym Optic

Malgré des investisseurs de renom (Intermarché, Pierre-Édouard Stérin…) à son capital, l’entreprise de diagnostic optique vient d’être placée en redressement judiciaire.

Photo
Africa Studio - stock.adobe.com

Moment critique pour Sym Optic. Créée en 2018, cette start-up propose de faciliter l’accès aux soins ophtalmologiques grâce à ses « médicobus », des camions aménagés dans lesquels des opticiens diplômés réalisent des diagnostics ensuite envoyés à des médecins qui délivrent des ordonnances. Un busines...

Des candidats à la reprise pourraient donc se manifester pour l’entreprise, qui a jusqu’ici attiré de nombreux investisseurs comme l’homme d’affaires Pierre-Édouard Stérin, le milliardaire Yves Journel, la Macif, ou encore Majycc, le fonds spécialisé dans la santé. Sans oublier Intermarché. Car le distributeur, qui a signé en 2022 un partenariat pour proposer ces services optiques en magasin ou en accueillant les médicobus sur ses parkings ne s’est pas arrêté en chemin. Selon nos informations, Les Mousquetaires, la maison mère du distributeur, ont pris 18,7 % du capital contre 4 millions d’euros en 2022.

Plusieurs scénarios restent encore possibles et Mohand Benabdelouahed, CEO et cofondateur de Sym Lab group, se veut « confiant » quant à la capacité de l’entreprise à sortir rapidement de la procédure de redressement judiciaire. « L’activité se poursuit normalement, nos opérations se déroulent dans de bonnes conditions et le déploiement de nos unités continue conformément à notre feuille de route » a assuré le dirigeant auprès de l’Informé.

Depuis son lancement, Sym Optic ne s’est pas fait que des amis. En janvier dernier le Syndicat national des ophtalmologistes de France a assigné l’entreprise en justice, notamment pour « exercice illégal de la médecine, faux et usage de faux ». Le président du SNOF déplorait que Sym Optic propose « l’émission d’ordonnance en téléconsultation asynchrone. « Or, une téléconsultation ne peut pas être asynchrone. Il ne s’agit pas non plus de télé expertise, car il n’y a aucune facturation d’acte de télé expertise », expliquait le président du syndicat au site spécialisé opticien-lunetier.media, qui affirme avoir consulté la plainte. De son côté, la start-up indiquait à l’époque n’avoir été sollicitée « pour aucune nouvelle enquête et procédure », et nous indiquait cette semaine « n’avoir aucun conflit ni contentieux avec quelconque syndicat ». En 2024, elle avait déjà été mise en cause, pour des motifs similaires, par l’ordre des médecins de Paris et de Haute-Garonne visant l’un de ses médecins partenaires. La plainte avait été classée sans suite.