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L’Arcom sévit contre des médias russes, Cosmoparis sort la tête de l’eau... les télex de l’Informé

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Publié : 17/11/2025 à 17:27

Le siège de l’Arcom, à Paris.
Le siège de l’Arcom, à Paris. THIBAUD MORITZ / AFP

► Internet. L’Arcom utilise ses nouveaux pouvoirs. Depuis la loi du 21 mai 2024 visant à sécuriser et à réguler l’espace numérique (SREN), de nouveaux dispositifs ont été prévus pour lutter contre la diffusion des médias russes visés par des sanctions européennes suite à l’invasion de l’Ukraine. Désormais, l’article 11 de la loi sur la confiance dans l’économie numérique (LCEN) confie à l’Arcom le pouvoir de mettre en demeure les éditeurs de sites et leurs hébergeurs de cesser leur diffusion en France. Faute de réaction dans les 72 heures, l’autorité peut notifier leurs adresses directement aux fournisseurs d’accès pour qu’ils bloquent l’accès dans un délai qu’elle fixe. Elle peut également contacter les moteurs de recherche afin qu’ils « prennent toute mesure utile destinée à faire cesser leur référencement ». Le 13 octobre dernier, c’est très exactement ce qu’il s’est passé : l’autorité indépendante a demandé à Google de supprimer l’adresse ok.ru/live/3574052691599 de son index, en raison de la diffusion par ce site de streaming de trois chaînes russes (Russia Today, Russia 24 et NTV), toutes prohibées en UE. En juillet 2025, la même autorité annonçait avoir déjà requis du même moteur l’effacement de 19 sites, mais sans révéler leurs noms. Ces plateformes sont : 1tv.com, 1tv.ru, fr.sputniknews.africa, inforos.com, nmg.ru, noticiabrasil.net.br, ntv.ru, ren.tv, rt.rs, rtenafrique.tv, rtenfrance.tv, smotrim.ru, spastv.ru, sputnikglobe.com, tsargrad.tv, tvc.ru, tvzvezda.ru, vesti.ru et vgtrk.ru. M.R.

► Habillement. Cosmoparis sort la tête de l’eau. Cédée en 2019 par le groupe Vivarte aux entrepreneurs Stéphane Collaert et Thierry Le Guénic, la chaîne de magasins de chaussures était en redressement depuis le mois de juin 2024, suite à une accumulation de difficultés (baisse de fréquentation des boutiques, hausse des charges, sans oublier la crise sanitaire). Mais après une longue période d’observation, elle sort de l’ornière et vient de valider un plan de redressement, une trajectoire positive plutôt rare en ce moment dans le secteur de la chaussure et du textile. La relance passe toutefois par une restructuration financière. Quelques départs sont prévus au siège de l’entreprise (dans les équipes marketing, communication, etc.). Plusieurs créanciers représentant 1,9 million d’euros au total ont accepté de renoncer à 80 % de cette somme pour en toucher tout de suite 20 %. Le reste du passif, soit 4,5 millions d’euros, sera progressivement remboursé sur une période de 10 ans (dont 50 % en 2034 et 2035). L’entreprise de maroquinerie et chaussures pour femmes a enregistré un chiffre d’affaires de 8,5 millions d’euros l’an dernier, pour une perte de 492 000 euros. Le redressement reste timide, avec un retard dans les prévisions (les ventes s’inscrivaient en baisse au premier semestre 2025, et l’excédent brut d’exploitation, espéré à l’équilibre, était encore dans le rouge) mais la marque table sur plusieurs projets pour appuyer sa relance. Selon nos informations, elle entend se concentrer sur le numérique et le BtoB, et vise une expansion à l’étranger (États-Unis et Moyen-Orient). Cosmoparis pourrait aussi devenir une plateforme en accueillant d’autres griffes du même environnement et positionnement (cosmétiques, accessoires, prêt à porter), pour proposer une offre plus large. M.L.

Par Morgan Leclerc et Marc Rees.