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Continuer la lectureVoici condamné pour avoir publié des photos volées de Karine Ferri et Yoann Gourcuff
Photographié à son insu pendant ses vacances, le couple avait attaqué en justice Prisma Media, l’éditeur du magazine people.
Sur un yacht, Karine Ferri et Yoann Gourcuff s’embrassent, se font des massages et sautent dans l’eau… Des moments de vie on ne peut plus classiques pour le couple, alors en vacances dans le sud de la France. Mais au cœur de l’été 2023, les époux ont eu la mauvaise surprise de découvrir des clichés d...
Sur trois pages riches en photos, l’auteur de l’article dissertait sur le voyage du couple, indiquant ici que Karine Ferri avait « pris un plaisir fou à étaler de la crème solaire dans le dos » de son compagnon, là que le couple avait fini par trouver « un nouvel équilibre ». Furieux, la présentatrice star de TF1 et l’ex footballeur ont chacun attaqué en référé le magazine et invoqué une double atteinte au droit à l’image ainsi qu’à la vie privée. Le tribunal judiciaire de Paris vient de leur donner raison, condamnant Prisma Media à 8 000 euros au total.
Dans le détail, le magazine devra verser à Karine Ferri 3 000 euros de dommages et intérêts ainsi que 1 000 euros chacun de frais de justice. Idem pour Yoann Gourcuff. Une somme rondelette… mais très inférieure à celle réclamée par les époux stars : chacun demandait 30 000 euros de dommages et intérêts, ainsi que 3 000 euros de frais de justice. Pour appuyer sa requête, le couple expliquait que l’article concernait leur vie sentimentale et leurs loisirs, « sans justifier d’aucun intérêt légitime » pour le public, condition sine qua non à la publication d’une information. Les propos litigieux constituaient donc pour lui une atteinte à leur vie privée, quand les photos volées ne respectaient pas à leur droit à l’image.
Dans le jugement, consulté par l’Informé, le sportif et son épouse témoignent de leur exaspération vis-à-vis du journal people. Selon eux, Voici se livrerait « à un véritable harcèlement à [leur] encontre, continuant de publier des articles portant sur [leur] intimité malgré une mise en demeure en 2017 et de nombreuses condamnations ». Sensible à ces arguments, le tribunal a estimé que les photos prises au téléobjectif révélaient en effet « une surveillance d’un moment de complicité amoureuse qui n’avait pas vocation à être exposé dans un magazine ».
Pour sa défense, Voici a souligné « le caractère bienveillant des propos de l’article, […] qui donne l’image d’un couple uni et heureux » et a estimé « que les photographies [exprimaient] la joie et le bonheur des intéressés ». Et d’ajouter que « Karine Ferri [mettrait] en avant avec complaisance sa vie privée notamment sur les réseaux sociaux et lors d’interviews ». Un point qui a poussé le tribunal à livrer une « appréciation plus modérée du préjudice subi. »
Au final, la juridiction a tout de même considéré que « le ton particulièrement racoleur de l’article, dont les commentaires portent à titre essentiel sur la vie intime du couple, accroît le préjudice, en ce qu’ils ne sont certes pas dévalorisants, mais à tout le moins, dans leur outrance, embarrassants. » Contactée, l’avocate de Karine Ferri et de Yoann Gourcuff n’avait pas répondu à nos sollicitations à la publication de l’article. Prisma Media, de son côté, n’a pas souhaité commenter l’affaire.