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Médias - Culture

Un accord entre BFM Business et son ex DG, Teract face à la CDC, Hidalgo et les cars Macron... les télex de l’Informé

Les dernières brèves exclusives de la rédaction.

Publié : 07/11/2024 à 16:32 - Mis à jour : 18/11/2024 à 10:18

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Apaydin Alain / Apaydin Alain/ABACA

► Télévision. BFM Business et Pierre Fraidenraich ont fait la paix. En 2019, la chaîne d’information économique avait renvoyé son directeur général, qui avait contesté cette éviction en justice, réclamant 2,2 millions d’euros pour licenciement « vexatoire, sans cause réelle ni sérieuse ». En 2022, le conseil des prud’hommes de Paris n’avait pu s’accorder sur un verdict, et avait préféré renvoyer l’affaire à un juge professionnel en départage. Finalement, le dirigeant répudié et son ancien employeur ont trouvé un accord amiable mettant fin à la procédure. Pour mémoire, Pierre Fraidenraich avait été licencié en raison de son rôle dans un forum organisé au Gabon en 2015 par Libération, dont il était alors directeur opérationnel. À cette occasion, Libreville avait versé à PMP (holding détenant le quotidien) une rémunération cachée de 3 millions d’euros, dont 500 000 euros avaient ensuite été rétrocédés à une intermédiaire gabonaise, qui aurait elle-même reversé 50 000 euros à Pierre Fraidenraich ou sa société familiale Dinojo, selon la Lettre A. Le parquet national financier avait alors ouvert une enquête préliminaire, puis entendu Pierre Fraidenraich comme témoin et perquisitionné son bureau, avant de finalement classer l’affaire sans suite en 2021. J H.

► Distribution. Teract est en bisbilles avec la Caisse des dépôts et consignations. Après avoir levé 300 millions d’euros fin 2020 pour son introduction en Bourse, le SPAC de Xavier Niel (actionnaire à titre individuel de l’Informé), Matthieu Pigasse et Moez-Alexandre Zouari avait placé pour un temps les fonds des investisseurs sur un compte séquestre auprès de la CDC, via une convention signée avec une étude notariale. Après n’avoir rien trouvé à redire dans un premier temps, la Caisse a finalement demandé le retrait de ce dépôt - jugeant qu’il était contraire aux règles en vigueur chez les notaires - tout en refusant de rémunérer les sommes versées. Depuis, Teract et la CDC sont en conflit. Le réseau d’enseignes de jardineries (Gamm Vert, Jardiland) et alimentaires (boulangerie Louise, Grand marché frais d’ici…) réclame en justice l’annulation des décisions de la CDC ainsi que 2,2 millions d’indemnités pour compenser l’absence de rémunération des fonds déposés. L’institution financière demande, quant à elle, 2,5 millions d’euros pour obtenir réparation des préjudices financiers subis dans ce dossier. Contactées, les deux parties n’ont pas souhaité faire de commentaire sur une affaire toujours en cours. M.L.

Transports. Anne Hidalgo propose un nouveau site pour accueillir, dans Paris intra-muros, la nouvelle gare routière qui doit succéder à Bercy-Seine. Selon plusieurs sources, la Maire de la capitale a récemment évoqué la zone d’aménagement concerté (ZAC) Bercy-Charenton, située dans le 12e arrondissement : 80 hectares coincés entre le Périphérique, Charenton-le-Pont (Val-de-Marne), le bois de Vincennes, les voies SNCF de la Gare de Lyon et de l’A4. Elle fait l’objet d’une concertation depuis 2018 mais aucun aménagement n’a encore été lancé. Assez excentré, le site bénéficie toutefois d’une relative proximité avec les stations de métro des lignes 8 et 14. Cette piste remplacerait celle, un temps évoquée, de la gare routière de Pershing près de la porte Maillot (17e) qui accueille déjà les cars de la navette vers l’aéroport de Beauvais pour les clients de Ryanair. (un site trop petit dont le projet de transformation n’est même pas soutenu par le maire LR-Nouvelle énergie de l’arrondissement, Geoffroy Boulard). Le nouvel équipement ZAC Bercy-Charenton viendrait s’ajouter à la création d’une autre gare routière, à proximité du nouveau quartier Pleyel à Saint-Denis (93) cette fois : connectée avec les lignes 13 et 14 du métro et le RER D, ainsi qu’avec les futures lignes 15, 16 et 17 du Grand Paris Express, celle-ci colle à l’ambition du maire de Saint-Denis, le PS Mathieu Hanotin, de transformer le quartier Pleyel en un « pôle touristique leader en Île-de-France ». « La ZAC Charenton peut être un complément intéressant à Pleyel qui pourra difficilement accueillir seul les 7 millions de voyageurs par an de Bercy, observe un proche du dossier. Mais cela prendra plus de temps : les travaux de démolition doivent commencer en 2028, donc les aménagements d’une grande gare routière ne seront fonctionnels qu’en 2030 ou 2031, au plus tôt. » Le site Pleyel pourrait, de son côté, ouvrir dès 2027. Il pourrait fonctionner de façon transitoire avec l’actuelle gare de Bercy, si l’option de la ZAC Bercy-Charenton se confirme. T.M.

Par Jamal Henni, Morgan Leclerc et Thierry Mestayer.