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Continuer la lectureLes bons comptes de Rodolphe Belmer chez TF1
Nommé PDG de la Une, le dirigeant va recevoir une rémunération égale à son prédécesseur Gilles Pélisson.
Retour dans le PAF. Rodolphe Belmer, ancien patron de Canal+ jusqu’en 2015, revient dans le paysage audiovisuel français. Déjà directeur général de TF1 depuis octobre, le quinquagénaire a été nommé président de la chaîne lundi 13 février lors d’un conseil d’administration. Le nouveau patron aura la l...
Une rémunération identique - le salaire fixe comme le bonus maximal - à celle de son prédécesseur à ce poste, Gilles Pélisson. Ce dernier a été exfiltré au sein de Bouygues, comme directeur général adjoint chargé des médias et du développement. Son salaire fixe reste confortable - 920 000 euros par an- mais ce transfert ressemble davantage à une placardisation qu’une promotion selon plusieurs observateurs. « Pélisson paye l’échec de ses rachats internet comme AuFeminin, qui a coûté 330 millions d’euros, puis a été revendu pour une bouchée de pain », décrypte un cadre. L’ancien PDG n’a touché aucune indemnité de départ puisqu’il reste dans le groupe.
Expert reconnu de l’audiovisuel, Rodolphe Belmer revient dans un secteur qu’il avait dû quitter en 2015, mis à la porte de Canal Plus par Vincent Bolloré. Comme directeur général de la chaîne cryptée, il bénéficiait d’un salaire fixe de 580 000 euros, plus un variable pouvant aller jusqu’à 678 600 euros.
Un fauteuil lucratif chez Netflix
Malgré cette éviction, notre homme a toujours gardé un œil sur ce domaine qu’il affectionne, en occupant des postes d’administrateur chez Mediawan, Brut ou Voodoo… ou Netflix depuis 2018. En arrivant chez TF1, Rodolphe Belmer a d’ailleurs dû renoncer à ce fauteuil chez le géant américain du streaming, où il percevait à ce titre d’importants émoluments sous forme de stock-options, valorisées autour de 350 000 dollars par an.
En 2015, l’ancien HEC a aussi brièvement conseillé la patronne de France Télévisions Delphine Ernotte. Toutefois, malgré son désir de revenir dans le PAF, il n’a jamais postulé à la présidence des chaînes publiques. « Trop de contraintes et trop mal payé », explique un de ses amis. En effet, Delphine Ernotte émarge à seulement 322 000 euros de fixe, plus un variable allant jusqu’à 78 000 euros.
Il a porté son dévolu sur des postes moins médiatiques à la direction d’Eutelsat puis d’Atos. Comme directeur général de la société de services informatiques, il avait droit à un salaire fixe de 1,2 million d’euros, plus un bonus pouvant aller jusqu’à 130 % du fixe (soit 1,6 million d’euros), plus des actions gratuites de performance. Mais il a claqué la porte au bout de six mois, à la suite de divergences avec les actionnaires sur la stratégie à suivre. Lors de son départ, il a perdu ses droits sur 99.000 actions de performance, mais a néanmoins touché un golden parachute de 1,8 million d’euros. En théorie, ce dernier était réservé aux cas de départ contraints, et non aux démissions. Mais la société a estimé que « le départ de Rodolphe Belmer peut être qualifié de contraint du fait de la redéfinition complète de la stratégie, aboutissant à un possible changement des composantes d’Atos en séparant les activités du Groupe, et donc à une redéfinition complète du périmètre, de la substance, des fonctions et de la mission de la direction générale », indiquent les comptes.
Contactée, la porte-parole de TF1 n’a pour l’instant pas commenté nos informations.