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Médias - Culture

La coquette somme réclamée par Geoffroy Lejeune à Valeurs actuelles

L’actuel directeur de la rédaction du JDD attaque le magazine qui l’avait licencié l’an passé. L’Informé dévoile les montants qu’il réclame.

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ALAIN JOCARD / AFP

Geoffroy Lejeune n’a pas (encore) tourné la page Valeurs actuelles. Plus d’un an après son départ, l’ancien rédacteur en chef du magazine, désormais à la tête du JDD, semble bien décidé à faire payer son précédent employeur. Comme l’a dévoilé l’AFP, le journaliste renvoyé pour cause réelle et sérieus...

Les arguments avancés par le camp Lejeune à l’audience risquent d’en faire tiquer certains : le journaliste, dont la nomination au JDD a provoqué le départ de la quasi-totalité de la rédaction tant elle marquait l’influence du propriétaire du titre Vincent Bolloré, plaide, ici, l’indépendance vis-à-vis de l’actionnaire. Il estime avoir été licencié suite à une altercation avec le directeur de la publication de VA, Jean-Louis Valentin, durant laquelle il n’aurait fait que « garanti (r) l’indépendance de la rédaction » selon son avocat Simon Olivennes.

L’incident en question est survenu 31 mai 2023. Jean-Louis Valentin vient alors tout juste d’être nommé par le groupe Valmonde, avec une mission : calmer les ardeurs politiques de Geoffroy Lejeune, qui pousse le magazine toujours plus à droite. Il se rend à la conférence de rédaction hebdomadaire. À partir de là, sans surprise, les versions diffèrent. Pour l’avocat de Geoffroy Lejeune, le journaliste « lui a demandé de quitter la réunion [car] Jean-Louis Valentin représentait l’actionnaire ». Dans un contexte « un peu tendu », mais sans injure. Il demande donc la nullité de son licenciement au nom de la liberté d’expression, de la liberté de la presse et de l’indépendance de la rédaction.

À écouter l’avocate du groupe Valmonde maintenant, Jean-Louis Valentin voulait simplement se présenter aux équipes et « l’usage veut que le directeur de publication soit présent tous les mercredis ». Pour Maître Muyard, l’attitude de Geoffroy Lejeune à l’égard de Jean-Louis Valentin, qualifiée dans une attestation par un ancien de la rédaction comme « juste inacceptable », constitue un acte d’insubordination. C’est à ce titre qu’il a été licencié et s’est vu verser, au passage, 139 000 euros d’indemnités. Quant aux « mesures vexatoires » décrites par le journaliste, l’avocate de VA oppose « des articles de presse » qui ont défrayé la chronique.  « C’est Geoffroy Lejeune qui a pris l’initiative d’en parler ». Elle souligne aussi qu’il n’y a eu « que 7 jours entre sa lettre de licenciement et son arrivée au JDD »« il est parti avec son équipe rapprochée ». Tugdual Denis, son adjoint, l’a remplacé à la tête de VA, sans changement de ligne éditoriale, selon Me Muyard. Fin des débats. Le conseil des prud’hommes rendra sa décision au mois de décembre.