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Continuer la lectureJoaillerie : Messika renonce à ouvrir son capital
Fin 2023, cette griffe portée par Adèle ou Beyoncé et contrôlée par la famille éponyme, s’était lancée à la recherche d’un partenaire financier avec l’aide de la banque d’affaires JP Morgan. Malgré sa solide rentabilité, elle n’a pas reçu les offres espérées.
Le marché du private equity a beau retrouver des couleurs, il n’est pas encore aussi étincelant qu’il y a deux ans. Dernière déconvenue en date : la vente avortée d’une minorité du capital de Messika Paris. Selon nos informations, la maison de joaillerie intégralement détenue par la famille éponyme - dont les bijoux sont portés par des stars comme Rihanna, Kim Kardashian, Beyoncé et Adèle - a mis un terme à sa recherche de partenaire financier.
Ce projet de cession avait pourtant été longuement réfléchi. En octobre 2022 déjà, la fondatrice et directrice artistique de l’enseigne Valérie Messika avait confié au média suisse Europastar la possibilité de faire entrer un investisseur minoritaire à hauteur de 20 ou 25 % maximum, dans le but d’accélérer la croissance de la marque. Un processus bien engagé. En décembre 2023, l’agence Reuters avait révélé que la banque d’affaires JP Morgan avait été mandatée pour aboutir à une transaction valorisant le groupe à un milliard d’euros.
Mais rien ne s’est passé comme prévu. Une seule offre ferme a été reçue, comme l’a mentionné le site d’investigation Glitz fin mai : celle de 65 Equity Partners. Ce fonds, qui a accueilli l’an dernier l’ancien patron de PAI Partners Michel Paris en tant que senior advisor, était cependant nettement en dessous du milliard d’euros attendu, tandis que nombre d’autres investisseurs, comme le fonds Permira ou Téthys (le holding d’investissement de la famille Bettencourt-Meyers) n’ont pas souhaité concourir. « Le prix et la gouvernance ont posé problème », croit savoir un banquier. « Le conseil financier n’a pas suffisamment préparé son client, ajoute un gérant. Les transactions portant sur des groupes familiaux sont toujours plus compliquées à mener. » Au final, la décision de mettre un terme au processus serait directement venue de la famille Messika, qui entend pour l’instant poursuivre sa success story sans nouvel allié.
La fondatrice, fille du diamantaire André Messika, a créé la marque en 2005 et la pilote avec son mari et directeur général Jean-Baptiste Sassine. Ses bijoux en diamant sont proposés dans plus de 75 pays et 600 points de vente, pour un Ebitda se situant entre 60 et 70 millions d’euros (et un chiffre d’affaires estimé à 250 millions par Challenges), a appris l’Informé . Des boutiques à Londres et à Sydney ont vu le jour récemment, de même qu’un restaurant sur la terrasse du 7e Ciel du Printemps Haussmann.
Contactés, Messika Paris et JP Morgan n’ont pas souhaité commenter.