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Continuer la lectureNaval Group décroche un gros contrat avec la marine des Emirats Arabes Unis
Les logiciels de gestion de combat du groupe français équiperont les futurs navires de l’Etat fédéral. Pour les bâtiments acquis antérieurement, le chantier naval devra toutefois jouer des coudes.
Naval Group continue de marquer des points à Abou Dabi. Selon nos informations, Tawazun, le fonds souverain émirati chargé des achats militaires, a écrit à la Direction générale de l’armement (DGA) et à l’entreprise pour leur annoncer que le chantier naval français avait remporté le contrat-cadre du National Combat Management System (système national de gestion de combat) pour la marine émiratie.
« Cela signifie que le Combat Management System (CMS) de Naval Group est censé équiper tous les futurs programmes de la marine émiratie », analyse auprès de l’Informé une source proche du dossier. La marine d’Abou Dabi envisage notamment l’acquisition d’un navire d’assaut amphibie turc TCG Anadolu, le développement conjoint avec Israël d’un drone maritime de surface (USV) et va produire localement des patrouilleurs classe Falaj-3.
D’après une présentation du groupe, son logiciel de gestion de combat retenu, baptisé SETIS, « propose une interface humain-machine de système de combat parfaitement adaptée aux marins qui rend intuitive l’exploitation des données issues des équipements de plus en plus complexes du système de combat, grâce à des interfaces sur écrans tactiles, des représentations 3D et des aides à la décision », notamment grâce à l’intelligence artificielle.
Match France-Italie (à huis clos)
Toutefois, le contrat-cadre ne s’applique pas au navire de débarquement que Tawazun a acheté environ 382 millions d’euros au chantier naval indonésien PT PAL, lors du salon de défense NAVDEX organisé à Abou Dabi en mars dernier. Naval Group va devoir batailler face au géant italien de la Défense, Leonardo, pour équiper cette embarquation de 163 mètres et 13 000 tonnes, capable de transporter des troupes d’infanterie, des chars, des véhicules blindés et même des hélicoptères.
« Leonardo était initialement pressenti, avant que Naval Group ne prenne l’avantage, puis que Leonardo ne revienne à l’offensive cet été », poursuit notre source. Pour s’imposer, le chantier naval français compte notamment sur son nouveau directeur pays Guillaume Pateu, ancien directeur du programme de corvettes Bani Yas promu en septembre, et son délégué général EAU Didier Fouilly, ex-PDG de la filiale saoudienne de Naval Group transféré en début d’année.
Notons, enfin, qu’une autre entreprise française a le vent en poupe à Abou Dabi : le formateur attitré du ministère des armées à l’étranger Défense Conseil International (DCI) – en passe d’être acquis par le groupe d’intelligence économique ADIT –, a remporté un contrat auprès de la marine émiratie, portant cette fois-ci sur la formation de ses plongeurs.