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Industrie

Catherine Vautrin veut rationaliser la communication des Armées

La ministre lance un audit des services de la Grande muette, avec l’objectif clair d’en réduire le coût.

Catherine Vautrin, ministre des Armées.
Catherine Vautrin, ministre des Armées. BERTRAND GUAY / AFP

Nouvelle mission pour Éric Lucas. Selon nos informations, Catherine Vautrin, ministre des Armées et des anciens combattants, a confié à son chef du contrôle général un audit sur la communication du ministère. L’idée ? Rationaliser le dispositif qui compte aujourd’hui plus d’un millier d’agents, civils ou militaires. Un rapport, en cours d’écriture, est attendu dans les meilleurs délais.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte plus général. En novembre dernier, Sébastien Lecornu, devenu Premier Ministre, annonçait un vaste plan visant à « réformer structurellement la communication de l’État ». Objectif affiché : économiser 300 millions d’euros par an sur un montant total des dépenses estimé à un milliard. Instruction a été donnée aux opérateurs de l’État de réduire leurs dépenses de communication de 40 % par rapport à l’exercice budgétaire de 2024, et aux ministères d’assurer une baisse de 20 %. En pivot, le service d’information gouvernemental (SIG) est amené à coordonner leurs investissements, voire à massifier leurs achats pour négocier de meilleurs prix auprès de prestataires (sondeurs, organisateurs d’évènements…).

Parallèlement, et à la demande de Matignon, l’inspection générale des finances (IGF) mène actuellement un audit de la communication de l’ensemble des ministères et doit rendre un rapport détaillé dans les semaines à venir (il était initialement prévu pour le premier trimestre 2026). Cette enquête et celle initiée par Catherine Vautrin pourraient converger, selon nos sources, afin de ne pas doublonner. En attendant, Coriolink, une agence de communication et affaires publiques, a été missionnée par le gouvernement*. Elle a envoyé courant mars un questionnaire à quelques journalistes spécialistes des sujets de défense pour recueillir leurs avis et vérifier s’ils ont perçu l’impact des premières coupes budgétaires. Une enquête qui vise à « proposer une photographie qualitative et factuelle de la situation actuelle ». Douze questions leur ont été posées. Parmi celles-ci : « La réduction des moyens de communication des administrations publiques présente-t-elle un risque pour la qualité de l’information des citoyens ? », « La baisse des moyens affecte-t-elle la transparence de l’action publique ? », « La poursuite des restrictions budgétaires vous fait-elle craindre une dégradation durable de l’accès à l’information publique dans les prochains mois ?» ou « Quelles priorités devraient être préservées en période de restrictions budgétaires ? »

*Suite à la parution de notre article, l’agence Coriolink qui ne nous avait pas répondu nous a écrit le message suivant : « L’agence CorioLink n’a pas été missionnée par le gouvernement pour réaliser ce sondage portant sur les impacts du gel des dépenses de communication de l’État. Il s’agit d’une initiative propre à l’agence, dans la continuité des études que nous menons régulièrement à l’image de notre sondage récent sur la perception des grands projets d’infrastructures par les Français. »