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Immobilier

Les nouvelles pistes de Frédéric Merlin pour racheter les murs du BHV

Depuis l’échec des négociations avec la Caisse des dépôts, les marges de manœuvre se réduisent pour le jeune patron lyonnais qui ne possède que le fonds de commerce du grand magasin parisien.

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JEROME GILLES / NurPhoto via AFP

Alors que l’annonce de son partenariat avec la marque de fast-fashion chinoise Shein n’en finit plus de susciter la polémique, le jeune patron de la Société des grands magasins (SGM), Frédéric Merlin, s’active en coulisses pour trouver une issue favorable à un autre dossier brûlant : celui du rachat des murs du BHV, son enseigne emblématique de la rue de Rivoli, qu’il s’est engagé à boucler lorsqu’il en a repris le fonds de commerce en 2023.

Depuis l’officialisation de son deal avec la sulfureuse marque de textile chinoise, le président de la SGM a en effet été contraint de repartir de zéro. La Caisse des dépôts, qui s’était engagée au début de l’été à l’accompagner dans son opération, a rompu toutes négociations avec son groupe.

Des négociations avec des fonds ?

Le temps est désormais compté pour boucler cette transaction à 300 millions d’euros, censée être finalisée avant le 31 décembre auprès du vendeur, les Galeries Lafayette. D’autant que le jeune entrepreneur lyonnais ne dispose plus que de marges de manœuvre très étroites. Selon plusieurs investisseurs interrogés, le contexte autour du groupe est tel qu’il est actuellement difficile d’espérer trouver un soutien financier dans l’Hexagone.

Durant les négociations engagées avec la Caisse des dépôts, les partenaires n’étaient déjà pas parvenus à finaliser d’accords fermes avec d’autres établissements bancaires. Et la rumeur qui portait sur l’intérêt d’un autre grand acteur du marché pour l’opération semble aussi faire pschitt. Selon nos informations, Xavier Niel n’aurait aucunement l’intention de se positionner sur le dossier. Dans le quartier, le milliardaire (actionnaire de l’Informé) préfère se concentrer sur le BHV L’homme - au 38 rue de la Verrerie - qu’il a acquis en juin pour 47,7 millions d’euros et où il projette toujours d’installer un espace de gaming.

Pour résoudre son équation, le jeune patron lyonnais aurait dernièrement missionné la Banque internationale à Luxembourg (BIL) de trouver des investisseurs étrangers prêts à le soutenir dans l’acquisition. Et à l’en croire, le dossier aurait même bien avancé… Devant un comité social et économique central d’entreprise réuni le 4 novembre, Frédéric Merlin a annoncé qu’il était en discussions avec trois fonds de pension (un américain et deux anglais), et que le rachat des murs de la rue de Rivoli devrait probablement être bouclé d’ici le 19 décembre. Interrogée, la Société des grands magasins n’avait pas répondu à nos sollicitations à la publication de cet article.

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