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Continuer la lectureTipiak cherche un nouvel actionnaire et envisage une sortie de la Bourse
Contrôlée par ses deux familles fondatrices, la célèbre marque de semoule et de plats surgelés a mandaté la banque Macquarie pour préparer une évolution du capital.
Y aura-t-il bientôt du nouveau au capital de Tipiak ? Depuis 1967, la célèbre marque de féculents et de plats cuisinés surgelés est contrôlée par les familles Groult et Billard : elles possèdent actuellement 70 % du capital, l’entreprise originaire de Saint-Herblain (Loire-Atlantique) étant par ailleurs cotée en Bourse depuis 35 ans. Mais la situation pourrait bientôt évoluer. Selon plusieurs sources, l’entreprise cherche à s’allier à un nouvel actionnaire. La banque australienne Macquarie a été mandatée pour mener le processus d’enchères destiné à identifier la perle rare - qui pourrait être un acteur industriel.
L’opération pourrait déboucher sur une sortie de la cote. Ce qui ne surprendrait guère les analystes puisque l’action de l’entreprise est souvent pointée pour sa faible liquidité. Son cours de clôture à la séance du 6 septembre s’élevait à 61 euros par action, assez en retrait du record de 96 euros atteint en août 2016. Sa capitalisation boursière ressort ainsi aujourd’hui à près de 55 millions d’euros (la dette nette financière s’élevait à 63 millions d’euros fin 2022).
Transmission managériale
Tipiak est en pleine transition managériale. Son patron depuis 1992, Hubert Grouès, tire progressivement sa révérence : à 75 ans, celui qui était encore PDG jusqu’au 1er avril dernier n’est plus que le président du conseil d’administration. La direction générale a été confiée à Jean-Joseph Schiehlé (65 ans), arrivé dans la maison comme directeur financier en 2011 et qui officiait comme DG délégué depuis 2020.
Ce passage de témoin s’organise alors que l’activité de Tipiak a plutôt bien résisté à la morosité économique ambiante. En 2022, la société a généré 239 millions d’euros de chiffre d’affaires, en hausse de 13 % sur un an. Une progression due à une hausse de prix, les ventes s’étant érodées de 2 % en volume. Ces augmentations ont aussi permis à Tipiak de maintenir à un niveau inchangé son résultat opérationnel (7 millions d’euros). Les produits surgelés (plats cuisinés, pâtisseries), en croissance de 17%, continuent de tirer son activité et représentent désormais 65 % des ventes, les 35 % restants correspondant auxproduits dits « secs » (produits céréaliers, feuilletés…). Dotée de près de 1 400 salariés, Tipiak reste une entreprise très ancrée dans l’Ouest : ses sept sites industriels se répartissent entre la Loire-Atlantique, le Finistère, la Charente-Maritime et le Calvados.
Contactée sur le sujet par l’Informé, Tipiak n’a pas répondu*.
*Après publication de notre article, Tipiak a diffusé un communiqué indiquant « qu’elle étudie actuellement différentes options stratégiques avec l’appui de la banque d’affaires Macquarie Capital en vue de poursuivre le développement de ses activités en France et à l’étranger ».