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Continuer la lectureLa crise couve à l’UMIH après les menaces de son président Thierry Marx
Accusé par des adhérents de faire trop de publicités, le célèbre chef a répondu : « A l’UMIH, personne n’est clean. Tout le monde a pris du pognon ». Les frondeurs réclament un conseil d’administration.
Amorcée la semaine dernière, la crise se propage au sein du principal syndicat de la restauration, l’UMIH, présidé depuis 2022 par Thierry Marx. Après un premier courrier adressé aux instances nationales et aux commissaires aux comptes la semaine dernière par Adrien Pedrazzi, le président de l’UMIH L...
Et les déclarations de l’accusé ce week-end n’ont pas apaisé l’ambiance, bien au contraire. « À l’UMIH, personne n’est clean ! » a-t-il indiqué dans une interview téléphonique avec le média spécialisé sur les enjeux de la gastronomie Bouillantes, menaçant d’ « exploser tranquillement l’UMIH » et précisant : « les commissions et les sous-commissions, j’ai les chiffres ». Le chef y menace aussi l’auteur de la lettre. « Pedrazzi je vais me le faire ». Et d’assurer que « tout le monde a pris du pognon »- sauf lui, qui a fait baisser la rémunération du président confédéral de 35 %.
Joint par l’Informé, Adrien Pedrazzi se montre très serein. « En tant que président de département, j’ai posé des questions, explique le chef du Pronto El Gusto, à Agen. Le commissaire aux comptes à qui je les ai posées m’assure d’ailleurs aujourd’hui que ces questions sont légitimes. Au niveau départemental, nous sommes une très large majorité à être bénévole, mais au niveau national c’est bien différent ! ».
Le sujet de départ, soit les conflits d’intérêts potentiels de Thierry Marx avec l’industrie agroalimentaire, semble finalement anecdotique par rapport aux malversations financières évoquées par l’intéressé. « Les propos tenus par notre président ont suscité une vive inquiétude parmi nos adhérents et fragilisent l’image de rigueur et d’intégrité que doit représenter notre institution » s’insurge Brice Sannac dans son courrier. Par ailleurs, des questions légitimes se posent quant à la gestion financière de notre fédération. ». Le restaurateur n’est pas le seul à s’insurger. Ex-challenger pour la présidence de l’UMIH, Laurent Duc se demande si Thierry Marx « a les épaules du poste, s’il perd son sang-froid dès qu’on lui pose une question ». L’hôtelier de Villeurbanne va jusqu’à comparer Marx au capitaine du navire de croisière Concordia, qui avait quitté son bateau en plein naufrage.
Joint par l’Informé, un autre haut responsable de l’organisation évoque de son côté ouvertement le départ de Thierry Marx. « Ça ne peut plus tenir » assure-t-il. L’organisation est aussi fragilisée par les problèmes de santé de son directeur général, Philippe Carrion, fidèle de Thierry Marx. Contacté par l’Informé, Thierry Marx assure sobrement : « Il est normal que des présidents dans le contexte actuel sollicitent le bon fonctionnement de nos instances. »