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Grande conso

UMIH : des frondeurs réclament la démission du président Thierry Marx

Une partie des adhérents du syndicat numéro 1 de la restauration ne digèrent pas les accusations de malversation proférées par le chef. Un conseil d’administration extraordinaire est prévu le 24 février.

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Attention règlements de comptes en perspective. « Ça va fighter ! » prévient un membre de l’UMIH. Tous les présidents départementaux de l’UMIH sont attendus le 24 février prochain à Paris pour un conseil d’administration extraordinaire. Réuni mercredi 12 février, le directoire de l’organisation profe...

Lors du directoire, le chef a répété ce qu’il avait déjà écrit dans un courrier la semaine précédente : il se serait fait piéger par le journaliste de Bouillantes. « Quand bien même ce serait le cas, et ce n’est pas le cas, ça ne change rien au fond de ses déclarations », rétorque un président départemental auprès de l’Informé. Durant la réunion, le patron de l’UMIH Région Sud, Bernard Marty, aurait demandé à Thierry Marx de démissionner, avant d’avoir une vive altercation avec le président confédéral.

Les accusations de corruption lancées par le célèbre cuistot étoilé interviennent dans une période particulièrement dure pour la restauration. « On tente de sauver nos établissements de la faillite face à l’envolée des prix de l’énergie et des matières premières, alors si nos cotisations syndicales sont détournées, c’est le comble ! », note un représentant de l’organisation. D’autant que les affirmations de Thierry Marx ne tombent pas dans le vide : une enquête préliminaire concernant des faits d’abus de confiance et d’atteinte à la probité se déroulant au sein de la mutuelle de la restauration a été ouverte au parquet de Paris il y a un an. Parmi les soupçons ? Les financements apportés par les instituts de prévoyance Klesia et Malakoff à l’UMIH. En marge d’une subvention officielle, qui était selon nos informations de 300 000 euros par an jusqu’en 2022, ceux-ci auraient accordé des aides indirectes légalement plus contestables à certains membres.

L’UMIH a depuis officiellement coupé les ponts avec les instituts de prévoyance - ce qui se reflète dans ses comptes : en 2023, le syndicat a essuyé une perte de 63 735 euros, pour 5,27 millions d’euros de recettes. L’organisation a depuis lancé sa propre offre de mutuelle, Umivitalité - au grand dam de Klesia et Malakoff Humanis. Ces derniers manœuvrent-ils en sous-main, comme certains l’affirment, dans la crise actuelle ? Ils pourraient de facto bénéficier de la situation si Thierry Marx était remplacé par l’un de leurs soutiens ; mais ils risquent aussi gros si les langues se délient sur le passé pas très net de l’énorme syndicat de restauration.

Contactés, Thierry Marx, Klesia et Malakoff n’ont pas répondu à nos sollicitations.