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Grande conso

UMIH : Thierry Marx convoque un conseil d’administration face aux critiques

Après ses violentes accusations contre les membres du syndicat de la restauration qu’il préside depuis 2022, le chef assure s’être fait « piéger ».

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DIMITAR DILKOFF / AFP

Les instances décisionnelles de l’UMIH vont se réunir pour répondre à la crise suscitée par les propos de son président. Pour rappel, le chef Thierry Marx a expliqué dans un podcast du site spécialisé Bouillantes.com diffusé ce dimanche qu’« à l’UMIH personne n’est clean » et que « tout le monde a pr...

Face à la grogne, Thierry Marx a accepté de prévoir un conseil d’administration extraordinaire, avec tous les représentants de départements, en plus d’un directoire prévu le 12 février prochain. Dans un courrier de réponse adressée aux responsables du syndicat patronal, il s’explique sur les rebondissements des derniers jours. Il assure avoir été « piégé par un journaliste qui cherchait à me mettre en cause sur mes activités ». Et d’ajouter : « Ces mises en cause professionnelles incessantes (...) m’ont fait craquer, je me suis emporté avec des propos tels que « personne n’est clean à l’Umih ». Ces déclarations tenues sous le coup de l’émotion n’avaient nullement vocation à être publiées, et je n’aurais pas autorisé leur diffusion (...) explique le chef.

Une déclaration étonnante : Franck Pinay-Rabaroust, le fondateur de Bouillantes.com, lui avait bien demandé un entretien « pour éclaircir la situation » après la lettre d’Adrien Pedrazzi. « Bien sûr je vais répondre et taper fort aussi » lui avait alors rétorqué Thierry Marx dans un SMS, avant de l’appeler au téléphone. Le journaliste enregistre alors la conversation téléphonique, pour en garder une trace ; il décide de la publier ensuite, devant l’énormité des propos tenus par le chef. « Il n’y avait pas de piège, parce qu’il savait à qui il parlait, on se connaît depuis 13 ans ! » s’exclame le patron de ce pure player sur la gastronomie réputé pour sa liberté de ton. « Je crois qu’il se pense intouchable, il est extravagant dans les partenariats qu’il met en place, et aussi dans les paroles qu’il tient » assure aujourd’hui le journaliste.

Le président de l’UMIH a néanmoins amorcé un mea culpa dans son courrier. « Je n’aurais pas dû dire cela, ni à propos de l’Umih d’aujourd’hui, ni à propos de l’Umih d’hier ». Des excuses qui laissent en suspens un certain nombre d’interrogations.

« Il faut maintenant obtenir des éclaircissements, et je suis satisfait qu’un conseil d’administration se tienne » assure auprès de l’Informé Brice Sannac, auteur d’un autre courrier s’interrogeant sur les sous-entendus du président confédéral. Le restaurateur veut toutefois plus se concentrer sur les pratiques du syndicat, que sur les activités publicitaires de Thierry Marx, qui ne le gênent pas. « On n’a pas été pris en traîtres, on savait qui était Thierry Marx et moi j’ai pas de problème avec la façon dont il fonctionne. Mais il faut que ce soit des élus qui gèrent la maison » estime le président de l’Umih Pyrénées-Atlantiques. Une référence à demi-mot à la place prise par le directeur général de l’UMIH, Philippe Carrion, un proche de Thierry Marx arrivé en même temps que lui. A l’origine du premier courrier, Adrien Pedrazzi attend « toujours des réponses sur des interrogations concernant les activités du président », tout en se demandant comment Thierry Marx peut se dire « piégé » par un journaliste qu’il tutoie. « J’ai été menacé, alors que mes questions sont légitimes ; j’attends des excuses. Et je pense qu’il faut saisir l’occasion de nettoyer le syndicat » ajoute le chef de Lot-et-Garonne.