L'abonnement à l'Informé est à usage individuel
Un autre appareil utilise actuellement votre compte
Continuer la lectureFitness Park cherche de nouveaux investisseurs
Le rival de Basic-Fit compte 400 salles de sport et connaît une expansion rapide. Une banque d’affaires est mandatée.
La course dans laquelle Fitness Park s’est lancé l’amènera-t-il à chercher d’autres coéquipiers ? Le réseau de salles de sport, qui rassemble aujourd’hui plus de 400 salles et en vise 600 mi-2028, pourrait bel et bien s’ouvrir à de nouveaux investisseurs. Selon nos informations, JP Morgan a effectivement été mandatée par ses actionnaires en vue de préparer un processus d’enchères devant aboutir à une recomposition du capital de l’enseigne positionné sur le low-cost.
Fitness Park est pour l’instant contrôlé par son dirigeant Philippe Herbette, arrivé en 2015 aux manettes du groupe, après en avoir été franchisé. Depuis, l’entrepreneur n’a pas hésité à s’entourer pour faire décoller le réseau. Si le patron a conservé la majorité du capital, un pool d’investisseurs mené par le fonds Capza a pris une participation minoritaire en 2017, avant que Future French Champions, une joint-venture montée par Bpifrance et le fonds qatari QIA, ne prenne le relais en 2019 en tant qu’actionnaire financier de référence (devant deux autres fonds, Momentum Investi et M Capital. C’est avec eux que le réseau a pu traverser la période douloureuse du Covid-19 qui a entrainé la fermeture des salles de sport durant de longs mois. Fitness Park peut aussi compter sur le soutien de Carlyle, et plus particulièrement de sa branche dette privée, depuis l’an passé. L’investisseur américain avait apporté 280 millions d’euros pour refinancer la dette existante et donner des moyens supplémentaires pour l’expansion du réseau… Un montant qui peut donner un aperçu de l’envergure atteinte aujourd’hui par le groupe.
Selon plusieurs sources, Fitness Park ferait aujourd’hui état d’un Ebitda proche des 60 millions d’euros. Il revendiquait un chiffre d’affaires sous enseigne de l’ordre de 400 millions d’euros en 2024, le total le plus récent sur lequel il a communiqué, sachant que les trois quarts de ses salles de sport sont animées par des franchisés. L’écrasante majorité de ses adresses se trouvent encore en France aujourd’hui, mais le réseau commence à s’attaquer à d’autres pays européens : il a déjà un pied en Espagne et au Portugal et a mis la Belgique et l’Italie comme prochaines cibles.
A priori, le groupe en a encore sous le pied, y compris en France, où il cible les agglomérations d’au moins 50 000 habitants. Le taux de pénétration des clubs fitness (c’est-à-dire la proportion de sa population de plus de 15 ans qui pratiquent) tourne autour des 10 % dans l’Hexagone, deux fois moins qu’outre-Atlantique. Comme son grand rival néerlandais Basic-Fit, pour conquérir la clientèle, Fitness Park mise sur des abonnements à prix cassés, à partir de 30 euros par mois.
Contacté par l’Informé, Fitness Park dit « ne pas commenter les rumeurs de marché » et affirme que « comme toute entreprise en croissance, le groupe évalue régulièrement ses options stratégiques avec son conseil d’administration, cela fait partie du cours normal de ses activités ».