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Continuer la lectureLe producteur d’énergie Comax France devrait passer sous pavillon suisse
L’entreprise tricolore est en voie de passer sous le contrôle de Met, un fournisseur d’électricité et de gaz arrivé en France en 2023 via le marché des PME-TPE.
Les producteurs tricolores d’énergie ne laissent pas indifférents les acquéreurs étrangers. Dernier exemple en date, celui de Comax France, qui génère de l’électricité et de l’énergie thermique à partir d’une trentaine de sites sur le territoire. Selon nos informations, le fournisseur suisse Met négocie la prise de contrôle de l’entreprise bordelaise avec le fonds italien Investindustrial, majoritaire depuis deux ans. Celui-ci planchait depuis le printemps sur l’arrivée d’un nouvel actionnaire, avec la banque japonaise Nomura à ses côtés comme conseil.
Aujourd’hui présent dans 14 pays d’Europe, Met se fournit lui-même sur le marché de gros de l’électricité et du gaz tout en tâchant d’étoffer sa propre capacité de production d’énergie renouvelable… Arrivé sur le marché français en 2023, le Suisse y a repris le portefeuille clients d’Antargaz dans le gaz et l’électricité et créé une filiale à Lyon. Objectif : cibler une clientèle de PME-TPE touchée par la flambée du coût de l’énergie depuis le début de la guerre en Ukraine.
Un administrateur nommé Jean-François Cirelli
Pour favoriser son essor dans l’Hexagone, le groupe peut compter sur quelques soutiens de poids dans son conseil d’administration. On y trouve l’ex-patron de GDF Jean-François Cirelli (aujourd’hui numéro un de BlackRock en France) ou encore de Charles-Eduard van Rossum, un ex-banquier senior de Goldman Sachs à Paris, fin connaisseur des marchés de l’énergie. Le rachat de Comax France accélérait, évidemment, un peu les choses.
Né en 2003 dans l’orbite du groupe canadien Maxim Power Corporation, le producteur français est ensuite passé sous le contrôle du fonds américano-britannique d’infrastructures Basalt en 2016, puis d’Investindustrial six ans plus tard. Il affiche aujourd’hui un chiffre d’affaires de 65 millions d’euros, pour un Ebitda d’une quinzaine de millions. Le Girondin exploite une trentaine de sites de production électriques et thermiques (à Saint-Etienne, à Rochefort, à Pacy-sur-Eure, etc). Il a également misé sur une autre activité, le stockage d’énergie électrique à partir de batteries lithium-ion.
Contactés par l’Informé, Investindustrial et Met n’ont pas souhaité faire de commentaire à ce stade sur l’opération.