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Continuer la lectureDGM, l’agence de com’ des patrons du CAC, plombée par la brouille de ses associés
Minée pendant des mois par un conflit interne, l’emblématique agence de communication a vu son chiffre d’affaires et son résultat plonger sur le dernier exercice.
C’est une querelle qui aura coûté cher à DGM. L’an dernier, durant de longs mois, les anciens associés de cette agence de communication prisée des grandes entreprises se sont déchirés, incapables de s’entendre sur l’avenir de leur société. À découvrir les comptes de DGM aujourd’hui, il s’avère que les conséquences financières de ces bisbilles ont été délétères sur le dernier exercice, clos en juin 2022. Si « la page est désormais tournée » selon Michel Calzaroni, son fondateur, l’ampleur et la durée de la brouille ont fait chuter d’un tiers le chiffre d’affaires : il est passé de 9,5 millions d’euros à 6,3 millions d’euros. Le résultat, lui, a plongé dans le rouge, avec des pertes de plus de 3,15 millions d’euros, grevant des réserves pourtant bien garnies. Une performance bien éloignée de celles auxquelles étaient habitués les partners de l’agence : en 2021 et 2020, ils s’étaient distribués 2,77 millions d’euros et 2,2 millions d’euros de dividendes…
Miné par ce conflit, le cabinet de conseil créé en 1985 par Michel Calzaroni - qui compte notamment Bolloré ou Danone dans ses clients - a explosé en vol. Les communicants Olivier Labesse, Hugues Schmitt et Thomas Roborel de Climens ont quitté l’équipe pour fonder en mars leur propre structure de conseil en com’, Primatice.
Le départ de trois de ses poids lourds a obligé DGM à revoir à la baisse ses perspectives d’activité et à inscrire dans ses comptes une dépréciation d’actifs de près de 3,48 millions d’euros. La société a également dû provisionner dans ses comptes un million d’euros pour couvrir le montant des indemnités sur les litiges juridiques et les honoraires des avocats. Après s’être assignés au printemps 2022, les ex-partenaires ont fini par enterrer la hache de guerre début 2023, se désistant de leurs actions en justice.
Désormais sous la bannière d’Avisa Partners, qui détient 80 % du capital de DGM, aux côtés de Michel Calzaroni (15 %) et de Christian d’Oléon (5 %), le cabinet de com’ réorganise ses équipes avec celles de son nouveau propriétaire. « DGM chapeaute les activités communication d’Avisa. À la quinzaine de collaborateurs de la société se sont ajoutés les salariés de l’agence de relations presse 35° Nord, précise Michel Calzaroni. Les équipes digitales d’Avisa vont aussi s’y greffer, comme celles dédiées aux affaires publiques et à l’événementiel ». Le regroupement des troupes en un seul et même lieu avenue Hoche, dans le 8e arrondissement de Paris, est en cours. Selon le communicant, DGM aurait séduit une dizaine de nouveaux clients ces derniers mois.