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Transports - Auto

Présidence d’ADP : les dessous d’une nomination qui patine

À l’issue d’une sélection pilotée par le comité de nominations du groupe, aucun des trois finalistes pour succéder à Augustin de Romanet ne se démarque. Au moment où le gouvernement est surtout mobilisé par la menace d’une motion de censure, l’Élysée pousse toutefois un nom…

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ESTELLE RUIZ / Hans Lucas via AFP

« On n’a pas de prise sur l’issue des discussions à l’Assemblée, donc on continue de faire avancer nos dossiers comme si de rien n’était », philosophe un conseiller ministériel qui suit le processus de sélection du prochain président d’Aéroports de Paris. Depuis une dizaine de jours, les trois candidats retenus en finale ont été auditionnés par les ministres de l’économie, des territoires et des transports, qui assurent la tutelle d’ADP dont l’État détient 50,6 % du capital. Il s’agit d’abord, comme l’a écrit la Lettre de L’Expansion, de Loïc Rocard, le fils de l’ancien premier ministre, président depuis 2017 de la société publique TechnicAtome qui conçoit les réacteurs compacts des sous-marins nucléaires français. Face à lui, on retrouve ensuite Claude Laruelle, ex-directeur général adjoint chargé des finances de Veolia, et par ailleurs administrateur du groupe Vinci, actionnaire minoritaire (8 %) d’ADP. Et enfin, en interne, de Philippe Pascal, actuel directeur général adjoint chargé des finances, de la stratégie et de l’administration.